L’Italie fasciste et l’antifascisme

Le mouvement fasciste de Benito Mussolini a littéralement écrasé le mouvement ouvrier italien. Le jeune Parti Communiste d’Italie eut du mal à s’établir, tout en parvenant à formuler la proposition antifasciste. Par la suite, devenu le Parti Communiste italien, il s’inséra dans le mouvement s’affirmant à travers l’effondrement du régime fasciste.

1 octobre 2016

L’Italie fasciste et l’antifascisme – 1re partie : Pirandello et l’esprit existentialiste

Dossier publié pour la première fois par le quotidien communiste MLM en ligne « Les Matérialistes ». La France a toujours possédé des liens étroits avec l’Italie. C’est une nation en quelque sorte cousine, si ce n’est sœur, et il est considéré que finalement la différence entre Français et Italiens ne tient qu’à quelques différences […]

3 octobre 2016

L’Italie fasciste et l’antifascisme – 2de partie : le futurisme

L’approche de Luigi Pirandello en littérature, dans le roman et le théâtre, trouve son plus proche parent dans le futurisme, un mouvement artistique fondé et dirigé de manière despotique par Filippo Tommaso Marinetti (1876-1944). Ce dernier puise directement dans le symbolisme-décadentisme, mais de par les particularités italiennes, cela se transforme non pas en élitisme de […]

5 octobre 2016

L’Italie fasciste et l’antifascisme – 3e partie : Labriola et la philosophie de la « praxis »

Il serait totalement erroné de penser que le volontarisme subjectiviste modernisateur se soit cantonné dans les arts et la littérature de l’Italie du début du XXe siècle ; en réalité, les arts et la littérature sont le reflet culturel-idéologique de toute lame de fond sociale et intellectuelle. De la même manière qu’en France, le marxisme […]

7 octobre 2016

L’Italie fasciste et l’antifascisme – 4e partie : le Mezzogiorno

Quelle a été la base pour l’émergence de la pensée d’Antonio Labriola, du courant futuriste, du théâtre « existentiel » de Luigi Pirandello ? Il s’agit du contraste et de la contradiction entre l’Italie du Nord et l’Italie du Sud, c’est-à-dire d’une question nationale et, par conséquent, d’une question liée à l’émergence du capitalisme face […]


9 octobre 2016

L’Italie fasciste et l’antifascisme – 5e partie : irrédentisme et « victoire mutilée »

La contradiction entre l’Italie du Nord et celle du Sud devait être résolue soit par une révolution démocratique – qui ne pouvait plus être menée que par le prolétariat, la bourgeoisie étant devenue réactionnaire alors – soit par une tentative de modernisation par en haut ossifiant la contradiction dans une fuite en avant. L’irruption de […]

10 octobre 2016

L’Italie fasciste et l’antifascisme – 6e partie : le « biennio rosso »

Au lendemain de la Première Guerre mondiale impérialiste, ce n’est pourtant pas le nationalisme qui a immédiatement l’initiative, mais le mouvement ouvrier, avec deux années d’intenses mobilisations. Le drame historique est qu’il n’y eut pas de développement d’un contenu idéologique et culturel conséquent ; pour cette raison, le « biennio rosso » – les « […]

12 octobre 2016

L’Italie fasciste et l’antifascisme – 7e partie : le squadrisme fasciste

En réaction au mouvement ouvrier, ainsi que dans le prolongement de l’irrédentisme et du nationalisme, le fascisme s’est développé en Italie avec un grand succès. Son symbole était un faisceau, un fascio, d’où le qualificatif de fasciste (qui se prononce ainsi initialement en français avec un son en « s » et non en « […]

14 octobre 2016

L’Italie fasciste et l’antifascisme – 8e partie : scission du PSI et naissance du PCI

Les fascistes avaient réussi à s’organiser et à développer une réelle pratique. Qu’en était-il à gauche ? Tout dépendrait de cela. Soit la gauche s’épuisait, soit elle avançait réellement et alors elle pouvait faire face au fascisme. L’aile droite du PSI ne le voulait pas, appelant à « tendre l’autre joue », à respecter la […]


16 octobre 2016

L’Italie fasciste et l’antifascisme – 9e partie : un syndicalisme nationaliste de masse

La gauche, à la suite du biennio rosso, a de plus en plus perdu les masses. Les fascistes ont réussi à happer des secteurs entiers dans le corporatisme, c’est-à-dire le syndicalisme révolutionnaire sans la révolution, l’énergie sociale-révolutionnaire passant dans le nationalisme. On reste dans l’apolitisme, au nom de l’anti-parlementarisme, mais la sortie n’est plus une […]

17 octobre 2016

L’Italie fasciste et l’antifascisme – 10e partie : défaite des Arditi del Popolo et de la grève générale de l’Alleanza del Lavoro

Pendant que les forces du PCI sont harcelées et débordées sur tout le territoire, des antifascistes se regroupent spontanément, principalement des anciens combattants progressistes, des républicains du Parti Populaire Italien (catholique), des anarchistes, des socialistes… En quelques mois, ce phénomène de cellules autonomes, les Arditi del Popolo, prend une ampleur telle que leur nombre atteint […]

19 octobre 2016

L’Italie fasciste et l’antifascisme – 11e partie : Amadeo Bordiga et le bordiguisme

Né en 1889, Amadeo Bordiga a été le premier dirigeant du Parti Communiste d’Italie, sa grande figure théorique. A ce titre, il a une responsabilité absolue dans la défaite du PCI. Amadeo Bordiga était quelqu’un se plaçant directement dans la lignée du syndicalisme révolutionnaire, rejetant la politique : à ses yeux, le Parti Communiste jouait […]

20 octobre 2016

L’Italie fasciste et l’antifascisme – 12e partie : la marche sur Rome

La marche sur Rome est l’événement le plus connu du fascisme italien. Il est souvent associé à la prise du pouvoir en tant que tel, ce qui est tout à fait erroné : avec cette marche, le fascisme a progressé d’une étape, mais il ne possède pas encore réellement le pouvoir. Ce qui se passe […]


22 octobre 2016

L’Italie fasciste et l’antifascisme – 13e partie : 1923, l’année terrible

Les avancées énormes du fascisme ont deux conséquences à gauche. La première est l’organisation militaire du PCI, la seconde la scission du Parti Socialiste italien. A partir de 1921 et du tournant de 1922, le PCI dispose de structures clandestines qui sont progressivement efficaces, principalement dans les villes : Turin est son bastion, à quoi […]

24 octobre 2016

L’Italie fasciste et l’antifascisme – 14e partie : Gramsci remplace Bordiga

L’Internationale Communiste, depuis le début, a un problème avec la direction du PCI, qui n’hésite pas à faire comme bon lui semble, au nom de la révolution qui serait imminente dans toutes les situations, ce qui nécessiterait une position ultra-gauchiste afin d’apparaître comme la seule option aux yeux des masses. Lorsque l’Internationale Communiste exige que […]

26 octobre 2016

L’Italie fasciste et l’antifascisme – 15e partie : le fascisme au gouvernement

C’est donc une chose très importante à comprendre : en 1922, le fascisme ne prend pas le pouvoir, il prend seulement la tête du gouvernement. Il y a une répression illégale menée par les squadristes, il y a des interdictions, mais le régime n’a pas changé officiellement de nature. Ainsi, en 1923 l’État procède à […]

28 octobre 2016

L’Italie fasciste et l’antifascisme – 16e partie : « un an de fascisme en Italie »

Ce qui caractérise la gauche italienne en 1923, c’est qu’à ses yeux le fascisme est déjà instauré depuis 1922 : celui-ci est compris comme une simple modalité de la démocratie bourgeoise. Voici l’article Un an de fascisme en Italie, publié dans le journal communiste milanais Lo Stato Operaio, du 18 Octobre 1923, qui fait un […]


30 octobre 2016

L’Italie fasciste et l’antifascisme – 17e partie : le bilan de 1918-1923 par Clara Zetkine

Le 20 juin 1923, l’Allemande Clara Zetkine présente un rapport à l’Exécutif élargi de l’Internationale Communiste : La lutte contre le fascisme. Voici la longue partie racontant comme le fascisme s’est développé en Italie pour la période 1918-1923. Il est clair que le fascisme présente des caractéristiques différentes suivant les pays, en fonction des situations […]

1 novembre 2016

L’Italie fasciste et l’antifascisme – 18e partie : l’affaire Giacomo Matteotti

1923 a été un tournant pour le Parti Communiste d’Italie : il y a d’un côté la répression légale qui nuit, la répression para-légale qui tue, la question de la direction qui est posée avec Antonio Gramsci remplaçant Amadeo Bordiga. Au final de la réorganisation, le PCI a 8619 activistes, principalement basés en Italie du […]

3 novembre 2016

Amadeo Bordiga : Sur le cadavre de la démocratie – 1923

Dans le récent discours prononcé à la Chambre pour arracher l’approbation de la nouvelle loi électorale, Mussolini a encore une fois répété avec ostentation la critique de la démocratie parlementaire, allant jusqu’à se battre contre les pauvres ombres de Cavallotti et de Brofferio. Et il a fait appel à l’argument, guère nouveau, selon lequel les […]

4 novembre 2016

L’Italie fasciste et l’antifascisme – 19e partie : 1925 et la progression du Parti Communiste d’Italie

Le grand problème posé par le fascisme au gouvernement est de savoir comment l’en sortir. Le PCI considère que pour l’extirper, il faut nécessairement changer de régime. Le PSI, basculant toujours plus à droite, pense qu’il est possible justement de s’appuyer sur le régime pour le chasser. Il y a toutefois pire comme problématique : […]


6 novembre 2016

L’Italie fasciste et l’antifascisme – 20e partie : 1926, année du tournant avec l’instauration du fascisme

Le IIIe congrès du PCI avait été une réussite ; les organes de répression ne parvinrent pas à empêcher sa tenue, ni la réalisation de 3000 discussions de cellules pour le préparer. Le PCI vivait une situation de liberté surveillée, de répression dès qu’il progressait trop, avec des actions violentes, jusqu’au meurtre, se réalisant par […]

8 novembre 2016

L’Italie fasciste et l’antifascisme – 21e partie : face à la répression totale

L’un des grands soucis posés par le fascisme italien est l’émigration des progressistes. Celle-ci touche 44 782 personnes en 1921, 100 000 en 1922, 167 000 en 1923, 201 000 en 1924, 45 528 en 1925, 111 252 en 1926. Comment lutter contre le fascisme si les plus progressistes s’en vont, abandonnant le terrain ? […]

10 novembre 2016

L’Italie fasciste et l’antifascisme – 22e partie : État fasciste, État corporatiste

A quoi ressemble le régime fasciste une fois qu’il a placé dans l’illégalité toute l’opposition et considérablement affaibli le PCI ? L’une des choses les plus importantes qu’il réalise, dans le cadre italien, est un accord avec le Vatican, signé le 11 février 1929. Ces « accords de Latran » – du nom du palais […]

11 novembre 2016

L’Italie fasciste et l’antifascisme – 23e partie : le PCI seul face à un fascisme modernisateur

Du 14 au 21 avril 1931 a lieu le 4e congrès du PCI, à Cologne en Allemagne. On y retrouve 35 ouvriers, 3 artisans, 2 ouvriers agricoles, 2 paysans, 7 employés, 2 étudiants et 5 intellectuels. Un ouvrage de 1952, retraçant les 30 années de lutte du PCI, raconte à ce sujet : « Les […]


13 novembre 2016

L’Italie fasciste et l’antifascisme – 24e partie : Gentile, la liberté et l’Etat

Qu’est-ce que la société italienne fasciste ? Est-elle un « totalitarisme » ? En fait, la société italienne reste une société où les valeurs libérales prédominent au plan individuel ; le fascisme se veut même le meilleur porteur du libéralisme. Cependant, selon l’idéologie fasciste, seul l’État est le garant des droits individuels. C’est ici qu’on […]

15 novembre 2016

L’Italie fasciste et l’antifascisme – 25e partie : face à la démagogie fasciste

La mort d’Antonio Gramsci, le 27 avril 1937, apparaît comme le moment qui clôt toute une période. Antonio Gramsci, qui était bossu, avait une santé très faible en général et la détention a fait des dernières années de sa vie un enfer, alors qu’il souffrait de dépression cardiaque, de tuberculose pulmonaire, d’arthrite, d’hypertension, d’une hernie […]

17 novembre 2016

L’Italie fasciste et l’antifascisme – 26e partie : Lettres aux frères en chemise noire

Le document suivant reflète la tentative du PCI de mener un travail de masse dans l’Italie fasciste, cherchant à scinder, à démanteler les mobilisations réactionnaires, à lézarder la muraille fasciste. Le document est de 1936, alors que l’Italie fasciste s’est déjà lancée dans des conquêtes militaires en Afrique. Aux ouvriers et aux paysans, Aux soldats, […]

18 novembre 2016

L’Italie fasciste et l’antifascisme – 27e partie : la guerre et l’expansionnisme italien

L’Italie ayant émergé sur le tard comme puissance impérialiste, le « partage du monde » était déjà en grande partie réalisé et le pays eut un rôle colonial mineur comparé à l’Angleterre ou la France, se contentant des zones secondaires. La toute première colonie italienne fut établie en Érythrée par l’armateur Rubattino en 1882 ; […]


23 novembre 2016

L’Italie fasciste et l’antifascisme – 28e partie : du Parti Communiste d’Italie au Parti Communiste italien

Le fascisme épuise sa crédibilité alors que la crise sociale s’approfondit et que la guerre impérialiste devient la seule orientation véritable du régime. Le PCI a quant à lui décider de lutter pour conquérir les masses ; en comprenant qu’il doit lutter y compris au sein de syndicats ou de la jeunesse fascistes, il a […]

25 novembre 2016

L’Italie fasciste et l’antifascisme – 29e partie : l’incompréhension de la question du régime

1943 est l’année de l’effondrement interne du fascisme italien. Rien qu’en mars ont lieu des grèves en masse, à Turin tout d’abord, puis Milan, Venise afin de se diffuser, pour toucher 100 000 ouvriers protestant contre leurs conditions de vie et exigeant la paix. Les centaines d’arrestations ne suffisent pas à ébrécher un mouvement témoignant […]

27 novembre 2016

L’Italie fasciste et l’antifascisme – 30e partie : la République Sociale Italienne comme État total

Au sens strict, le fascisme est un modernisme poussé par la partie nord de l’Italie, industrialisée et ayant accepté un compromis avec le féodalisme du sud. Le respect de la royauté a fait partie de ce compromis. Giovanni Gentile a été l’artisan de ce compromis, notamment avec une réforme de l’école. Désireux de mettre en […]

29 novembre 2016

L’Italie fasciste et l’antifascisme – 31e partie : la guerre des partisans

Le paradoxe du gouvernement de Pietro Badoglio, c’est que lorsque l’armistice fut organisé avec les alliés et déclaré le 8 septembre au soir, il dut fuir Rome, ce qui fut également le cas pour le Roi. Le commandement militaire lui-même s’enfuit en pleine panique, sans prévenir aucun ministre, abandonnant des documents secrets, le sceau de […]


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