« Savaş arın kazan ! », « Guerre, purification, victoire ! » – c’est un grand slogan maoïste, utilisé par les maoïstes de Turquie dans les années 1980, après le détour causé par la mort du grand communiste Ibrahim Kaypakkaya, tué le 18 mai 1973, il y a 40 ans.

Comme dit dans le document sur la Pensée – guide :

« Ibrahim Kaypakkaya a fondé TIKKO, l’armée de libération ouvrière et paysanne de Turquie (Türkiye İşci ve Köylü Kurtuluş Ordusu).

Ibrahim Kaypakkaya a lui-même été grièvement blessé durant un combat avec l’armée réactionnaire dans la montagne de Dersim ; il a réussi à s’échapper, toutefois il a été capturé une semaine après.

Il fut forcé de marcher pieds nus sur 50 km de glace et de rivières gelées, de ville en ville, puis placé dans la prison de Diyarbakir pour pratiquement quatre mois, où il a été placé en cellule d’isolement et systématiquement torturé.

Il fut finalement exécuté par la réaction, comme il ne révélait absolument aucune information. »

Depuis cette mort héroïque, il y a le slogan « İbo yaşıyor, TİKKO savaşıyor ! » – « Ibrahim est vivant, TIKKO se bat !»

D’Afghanistan et de France, nous saluons la grande figure d’Ibrahim Kaypakkaya, et nous disons également : « Yaşasın Marksizm-Leninizm-Maoizm ! Yaşasın halk savaşı ! » – « Vive le marxisme-léninisme-maoïsme ! Vive la Guerre Populaire !»

Et nous savons qu’ Ibrahim Kaypakkaya est le porteur de la pensée guide en Turquie.

En se fondant sur les enseignements du Président Mao Zedong, tous les dirigeants révolutionnaires du monde des années 60 et 70 du 20e siècle ont expliqué que les régimes faussement démocratiques des pays semi-féodaux semi-coloniaux / des colonies sont les représentants d’une dictature conjointe de la bourgeoisie bureaucratique / bureaucratique compradore et les grands propriétaires terriens.

Cette dictature conjointe émerge comme fascisme dans de tels pays. Le grand dirigeant du prolétariat de la Turquie, le président Ibrahim Kaypakkaya, s’est affirmé dans la thèse du capitalisme bureaucratique du président Mao, s’opposant au kémalisme et à ses laquais.

Comme Kaypakkaya l’a expliqué :

« Le kémalisme est lui-même le fascisme, la dictature kémaliste est une dictature militaire fasciste.»

Le régime kémaliste turc prétendait et prétend être « démocratique » ; en fait, « le kémalisme signifie : toutes les pensées progressistes et démocratiques sont mises dans les chaînes, tout type de presse qui ne chante pas les louanges du kémalisme est interdit. »

Ibrahim Kaypakkaya a également mené une brillante lutte de deux lignes dans la défense du marxisme et dans le combat contre le révisionnisme.

Les lignes alors guévariste et centriste, principalement le THKP-C de Mahir Cayan et le THKO de Deniz Gezmiş, qui n’ont pas adopté la ligne correcte du Mouvement Communiste International présentée par le président Mao Zedong au début des années 1960, se noyaient de jour en jour noyé dans le révisionnisme.

Le camarade Ibrahim a rejeté cela comme du centrisme, et arboré, défendu et appliqué la ligne internationale du président Mao contre le révisionnisme moderne.

Ibrahim KaIbrahim Kaypakkaya a expliqué ici :

« Les considérations idéalistes et contraires à la réalité de la moyenne bourgeoisie, en particulier au sujet du kémalisme, sont allées tellement en eux [les révisionnistes] et sont donc fixés dans leurs têtes, comme une unité, qu’une considération communiste sur le kémalisme est devenue presque impossible.

Nous savons trop bien que notre étude sur le thème du kémalisme fait trépigner de rage toutes les organisations et courants bourgeois et petit-bourgeois, depuis [les gens du courant centre républicain] Çetin Altan [journaliste et parlementaire du Türkiye İşçi Partisi, Parti des travailleurs de la Turquie], Doğan Avcioglu [journaliste], İlhan Selçuk [avocat et journaliste] jusqu’au TIP, Mihri Belli [principal théoricien de la gauche kémaliste, en faveur d’un coup militaire d’officiers kémalistes et ayant formulé le principe de Milli Demokratik Devrim – Révolution Nationale Démocratique],

Hikmet Kıvılcımlı [membre du Parti Communiste de Turquie et fondateur du Vatan Partisi – Parti patriotique], le TKP [Parti Communiste de Turquie], le THKP-THKC [Türkiye Halk Kurtuluş Partisi – Cephesi, Parti – Front de libération du peuple du Turquie, une guérilla guévariste fondé par Mahir Çayan], la THKO [Türkiye Halk Kurtuluş Ordusu – Armée populaire de libération de la Turquie, la guérilla sans parti fondé par Deniz Gezmiş] et les révisionnistes de Safak.

Mais n’est-il donc pas nécessaire de jeter un regard plus sérieux à l’histoire de la Turquie, d’essayer de la saisir correctement ? La réalité de la Turquie nous montre que : le kémalisme signifie un anti-communisme fanatique. »

Quand on étudie les oeuvres du Président Kaypakkaya, nous trouvons de grandes similitudes avec celles du Président Gonzalo qui a écrit près d’une décennie plus tard.

Nous trouvons également des similitudes avec les Présidents Siraj Sikder et Akram Yari. Tout cela vient d’une position maoïste unique et fondée sur des principes, qui a été prise par de grands révolutionnaires de différents pays.

C’est aussi une réaffirmation des Pensées – guides des dirigeants révolutionnaires mentionnés ci-dessus, dont les Pensées sont l’application créative de la vérité universelle du marxisme-léninisme-maoïsme aux conditions concrètes de leur pays.

Comparons par exemple la similitude de la défense du Maoïsme par le Président Ibrahim Kaypakkaya et le Président Akram Yari en ce qui concerne la thèse du capitalisme bureaucratique et du combat contre les agendas bourgeois bureaucratiques.

Ces deux dirigeants révolutionnaires ont tous les deux déclaré que : la politique de la bourgeoisie bureaucratique n’est rien d’autre qu’un scénario fasciste qui se bat au bénéfice de la dictature conjointe des grands propriétaires terriens et de la bourgeoisie compradore.

Selon le camarade Ibrahim, même s’il y a une diminution du nombre de paysans dans un pays, et même si la paysannerie n’est pas la majorité dans un pays opprimé, la thèse maoïste du capitalisme bureaucratique est toujours valide.

Et les armes doivent être prises à l’encontre du scénario fasciste de la bourgeoisie bureaucratique, c’est-à-dire le kémalisme, grâce à la stratégie de la guerre populaire : « la campagne encercle les villes » est la seule solution pour mener la guerre populaire.

Voici ce qu’il a dit exactement :

« Même dans le cas où la féodalité a été progressivement résolue et par conséquent la population paysanne est réduite, la stratégie reste toujours valable. »

Il s’agit d’une position correcte et maoïste. Nous pouvons comparer cette position maoïste classique avec les positions révisionnistes d’aujourd’hui, comme celle du « Parti Communiste maoïste d’Italie » en faveur de Hugo Chàvez ; nous pouvons comparer cela avec la position du Parti Communiste des Philippines pour lequel Hugo Chàvez est un héros pour les masses, ou les illusions petites-bourgeoises de l’UOC-MLM (Colombie), qui s’oppose à l’héritage de la thèse maoïste du capitalisme bureaucratique.

De l’autre côté, nous pouvons comparer la synthèse ci-dessus du camarade Ibrahim avec la position du camarade Akram Yari, et apprécier la similitude des positions :

« Est-ce que le développement d’un tel capitalisme corrompu et dégénéré [le capitalisme bureaucratique] qui vient de la situation de l’impérialisme mondial, triomphe de la féodalité sur le long terme ?

Est-ce que l’impérialisme est en mesure de développer son embryon (le capitalisme) sous cette forme dans ce pays (en Afghanistan) ? [Sans s’appuyer sur une forme corrompue, qui est le capitalisme bureaucratique]

La réponse à cette question, selon notre point de vue, est absolument négative ! Tout d’abord, le développement et la croissance du capitalisme de marché libre, qui joue un rôle secondaire dans une telle circonstance, est sujet à la défaite dans la situation internationale du capitalisme impérialiste.

Cela vient des tendances gloutonnes et de l’expansionnisme hégémonique de l’impérialisme, en particulier du social-impérialisme qui crée des obstacles et empêche le développement de cette classe capitaliste nationale [la bourgeoisie nationale].

Deuxièmement, il y a la croissance et le développement du capitalisme bureaucratique, qui est mélangé avec l’oppression, les troubles et les discriminations féodales, et contaminé par des corruptions, la hiérarchie des privilèges, et en même temps la dictature religieuse fasciste qui lui est aussi inséparablement annexée, et est la seule forme qui a vu le jour dans tous les pays sous la domination du capitalisme [impérialiste] ; dans une telle forme dégénérée [qu’est le capitalisme bureaucratique], non seulement ne se développe pas le capitalisme dans de tels pays, mais plutôt se renforcent et se fortifient les vestiges du féodalisme, et cela joue un rôle pour sauver le féodalisme dans ses frontières, et par cela [un tel développement dégénéré du capitalisme], se maintient la stabilité du marché mondial impérialiste.

Donc, la seule chose que le marché impérialiste apporte à de tels pays, et qu’il appelle « modernisation », est un capitalisme corrompu chétif, qui est pourri et dégénéré plutôt que progressiste, et est plus âgé que n’importe qui peut supposer [et cela est contraire aux allégations de ses apologistes qui argumentent pour son caractère moderne], et c’est plus que son caractère « moderne », cet appui sur le pourri et le vieux [les vieilles infrastructures et superstructures préalables]. »

Avec tout cela à l’esprit, pour le 40e anniversaire du martyr du camarade Ibrahim Kaypakkaya, nous exprimons notre salut rouge au chemin brillant du camarade Kaypakkaya, la route dorée du communisme !

Nous nous sentons engagés par rapport aux contributions que le Président Kaypakkaya a faites aux masses et à la classe ouvrière de Turquie.

Il est vivant comme un héros des masses, et son nom inspire même les masses révolutionnaires des autres pays. Il est un symbole de l’internationalisme prolétarien, et sa Pensée – guide est la clé pour comprendre le chemin de la révolution pour la Turquie et à la conduite de la Guerre Populaire jusqu’au communisme.

Nous exprimons notre haine illimitée aux bureaucrates bourgeois et seigneurs de la guerre réactionnaires qui sont les assassins du camarade Kaypakkaya, et nous savons qu’il est inévitable que la Guerre Populaire en Turquie se développe et triomphe.

Vive la Guerre Populaire Prolongée en Turquie !

Masses prolétariennes et opprimées de Turquie :

arborez, défendez et appliquez la Pensée guide

de la révolution du camarade Kaypakkaya !

Vive le Marxisme-Léninisme-Maoïsme, principalement le Maoïsme !

Guerre Populaire jusqu’au Communisme !

Organisation des Ouvriers d’Afghanistan (Marxiste-Léniniste-Maoïste, principalement Maoïste)
Parti Communiste Centre Marxiste-Léniniste-Maoïste (France)
18 mai 2013


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