18 juin 2026

L’« accord » entre le gouvernement américain et le régime de la République islamique — signé par Trump et les « docteurs », et désormais rendu public dans ses quatorze articles — ne peut, au mieux, mener qu’à un retour à la situation antérieure au déclenchement de la guerre et à la fermeture du détroit d’Ormuz.

Cet accord ne traite pas des problèmes à l’origine du conflit et renvoie leur résolution à des négociations et des accords ultérieurs.

Les circonstances ayant conduit à cet accord résultent, d’une part, des limites et contraintes croissantes auxquelles se heurte le gouvernement américain pour poursuivre la guerre et en étendre la portée et, d’autre part, des lourdes pressions militaires, économiques et politiques que ce conflit a fait peser sur la République islamique, affaiblissant encore davantage sa position.

Sous l’effet de ces pressions — notamment avec l’élimination de Khamenei et des plus hauts dirigeants des Gardiens de la révolution —, la République islamique traverse une crise plus profonde et dispose de moins de pouvoir et de capacité pour poursuivre l’affrontement et faire supporter à la société le coût de la guerre.

La question fondamentale est désormais de savoir si les tensions et le conflit militaire prendront fin grâce à cet accord, voire grâce aux accords ultérieurs.

À un niveau spécifique, la réponse apparaîtra clairement à l’issue des négociations prévues sur une période de 60 jours. Toutefois, à un niveau plus général, l’hostilité envers l’Occident relève de l’identité stratégique de la République islamique.

Depuis son arrivée au pouvoir, ce régime a été l’un des principaux facteurs d’un climat d’hostilité, de tension et d’instabilité dans la région, en s’appuyant sur des politiques anti-occidentales et anti-américaines, en adoptant une position officielle prônant la destruction d’Israël, et surtout en apportant un soutien politique, financier et militaire à ses forces supplétives ainsi qu’à des groupes terroristes armés dans la région.

Ces politiques ne sont pas simplement tactiques ; elles font partie intégrante de l’identité idéologique et stratégique de la République islamique.

Les guerres de 12 et 39 jours s’inscrivent également dans la continuité de ces politiques belliqueuses et génératrices de tensions, auxquelles le régime s’est accroché pour préserver sa position et son identité régionales.

Par conséquent, tant que la République islamique restera au pouvoir, les accords temporaires et les cessez-le-feu partiels ne pourront signifier la fin de la crise et des tensions. Par conséquent, tant que la République islamique restera au pouvoir, le risque d’affrontements militaires, d’escalade des tensions régionales et de résurgence d’un climat de guerre perdurera.

Ce à quoi nous assistons aujourd’hui n’est pas la fin d’une crise, mais la poursuite d’un cycle devenu « guerre-négociation-guerre » ; un cycle qui trouve ses racines dans la nature politique et stratégique de la République islamique ainsi que dans les contradictions non résolues qui l’opposent aux puissances régionales et mondiales.

Ce qui déterminera le sort politique de l’Iran, ce n’est pas une guerre entre gouvernements, mais la lutte du peuple iranien pour mettre fin au règne criminel de la République islamique.

Le peuple transformera le moindre recul du gouvernement par rapport à sa stratégie anti-américaine et anti-israélienne en une offensive accrue contre la République islamique dans son ensemble.

La progression et la victoire des luttes de libération et de renversement menées par le peuple iranien mettront non seulement fin au cycle de guerre, de tension et d’insécurité, mais libéreront également la région et le monde de l’un des principaux foyers du terrorisme islamiste, de l’instabilité et des aventures belliqueuses du régime honteux de la République islamique.

L’enjeu majeur pour le peuple iranien n’est pas la forme que prennent les relations entre les gouvernements et la République islamique — qu’il s’agisse de guerre ou de négociation, d’hostilité ou d’accord — mais bien la nature même de l’établissement de telles relations.

Le peuple iranien exige que les gouvernements du monde entier cessent de reconnaître la République islamique comme son représentant et rompent leurs liens politiques, diplomatiques, militaires, culturels et sportifs avec ce régime inhumain.

La République islamique ne représente pas le peuple iranien ; c’est un gouvernement qui s’est opposé à la volonté et aux aspirations de la majorité des Iraniens en réprimant, emprisonnant, exécutant et discriminant ses citoyens, tout en les privant des droits humains les plus fondamentaux.

Reconnaître la République islamique comme le représentant de l’Iran revient à ignorer les luttes et les revendications de millions de personnes qui se battent pour la liberté, l’égalité et la dignité humaine.

Une fois terminée la période actuelle de guerre et d’hostilités, la lutte du peuple contre le gouvernement redeviendra l’axe central de l’évolution politique en Iran.

Il ne fait aucun doute que l’avenir de cette société sera déterminé par les luttes populaires pour la liberté et l’égalité.

La seule force capable d’ouvrir la voie à la liberté, à l’égalité, à la prospérité et à la dignité humaine en Iran, tout en créant des conditions plus propices à une paix durable dans la région, est le mouvement populaire — épris de liberté et d’égalité — qui vise à renverser la République islamique.

Nous appelons tous les peuples du monde ainsi que les gouvernements se réclamant de la démocratie et des droits humains à soutenir fermement les luttes du peuple iranien et du mouvement « Femme, Vie, Liberté » pour le renversement de la République islamique.


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