par Kao Kiu, publié dans le Jiefangjun Bao du 8 mai 1966 (Quotidien de l’Armée de Libération)

Le président Mao Tsé-toung n’a cessé de nous avertir : lorsque les ennemis en armes auront été éliminés, des ennemis non armés resteront, ceux-ci ne manqueront pas de nous livrer un combat à mort, et nous ne devons en aucun cas les sous-estimer.

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La lutte entre la voie socialiste et la voie capitaliste traverse toute la période du socialisme.

La révolution socialiste sur les fronts tant politique et économique qu’idéologique et culturel doit être poursuivie jusqu’au bout afin d’assurer l’édification du socialisme et d’empêcher tout retour au capitalisme.

Nous devons garder vifs à l’esprit les enseignements du président Mao et ne jamais perdre de vue les ennemis dans le domaine idéologique ni oublier la lutte des classes.

Les Propos du soir à Yenchan de Teng Touo et la Chronique du Village des Trois, signée Wou Nan Sing (Wou pour Wou Han, Nan pour Ma Nantsouen, nom de plume de Teng Touo, et Sing pour Fan Sing, nom de plume de Liao Mo-cha), montrent pleinement que la lutte de classes reste très âpre, complexe et acharnée dans notre société.

L’ennemi de classe fait des efforts désespérés pour nous attaquer et essayer de nous saboter non seulement de l’extérieur mais aussi de l’intérieur.

Et tous les éléments antiparti et antisocialistes dirigent invariablement leur fer de lance contre notre Parti et le système socialiste.

Teng Touo est le gérant de la sinistre auberge « Village des Trois » tenue par Wou Han, Liao Mocha et lui-même, il est le chef de file de cette petite poignée d’éléments antiparti et antisocialistes.

Ils contrôlaient la revue Qianxian (Front), le Beijing Ribao (Quotidien de Pékin) et le Beijing Wanbao (Pékin-Soir), et les utilisaient comme des instruments antiparti, pour décocher un grand nombre de flèches empoisonnées dans leurs violentes attaques contre le Parti et le socialisme.

Les activités antiparti et antisocialistes de Teng Touo et d’une petite poignée d’autres éléments ne sont absolument pas un phénomène isolé et accidentel.

Éclairé par la pensée de Mao Tsé-toung et guidé par la ligne générale du Parti, le peuple chinois, déployant tous ses efforts et gagnant toujours de l’avant, a réalisé, en 1958, un grand bond en avant dans tous les domaines.

Sur les fronts politique, économique, idéologique et culturel, il est passé à l’assaut, avec une force foudroyante, des débris du capitalisme et du féodalisme.

Comme la révolution socialiste gagnait en profondeur, les opportunistes de droite au sein du Parti, répondant aux besoins de l’impérialisme et du révisionnisme moderne et à ceux des propriétaires fonciers, des paysans riches, des contrerévolutionnaires, des mauvais éléments et des éléments de droite de l’intérieur, ont déclenché une attaque effrénée contre le Parti lors de la réunion de Louchan tenue en 1959.

Grâce à la direction éclairée du Comité central du Parti et du président Mao Tsé-toung, la réunion leur opposa une riposte résolue et brisa complètement leurs manœuvres antiparti, en les « désarmant » et les destituant de leurs fonctions.

Plus tard, de 1959 à 1962, notre pays connut des difficultés économiques momentanées dues à plusieurs années consécutives de calamités naturelles et au sabotage des révisionnistes modernes khrouchtchéviens.

Se réjouissant de nos difficultés, l’ennemi de classe à l’intérieur comme à l’extérieur du pays s’empressa de relever la tête, tandis que, en coordination avec lui, les opportunistes de droite au sein du Parti lançaient une nouvelle attaque contre le Parti.

C’est dans ces circonstances que Teng Touo et sa clique « enfoncèrent la porte pour sortir » en grande hâte. Teng Touo et sa clique, qui nourrissaient une haine profonde pour le Parti et le socialisme, commencèrent à sortir en 1961 leurs Propos du soir à Yenchan et la Chronique du Village des Trois.

Ils s’en prirent perfidement au Parti dans tous les domaines, sous le couvert d’anecdotes historiques, de diffusion du savoir, de fables, de plaisanteries, en utilisant les choses du passé pour railler le présent, injuriant par personne interposée, calomniant par insinuations ou par des moyens détournés.

Ils insultèrent notre Parti, le disant « fanatique », « en proie à la fièvre », se complaisant dans de « grandes phrases creuses » et atteint d’ »amnésie ».

Ils s’en prirent ignoblement à la Ligne générale et au grand bond en avant, les qualifiant de « vantardise », d’ »imagination » et de « fantaisie substituée à la réalité », de « destruction totale » des  » biens de la famille qui consistaient en un seul œuf  » et de « s’être fracassé la tête contre les dures briques » de la réalité.

Ils se plaignirent de l’ »injustice » faite aux opportunistes de droite qui avaient été démis de leurs fonctions, louèrent ceux-ci pour leur « courage » antiparti, leur « nature rebelle » et les encouragèrent à opérer un retour.

En outre, ils diffamèrent la dictature du prolétariat, cherchèrent par tous les moyens à susciter du mécontentement envers le système socialiste et répandirent les idées bourgeoises et la morale féodale, qui ne sont que corruption et décadence, en vue de paver la voie à la restauration du capitalisme.

Teng Touo proclama même avec arrogance que notre Parti devrait se retirer de la scène pour « se reposer », ne rien dire et ne rien faire, suivre en tout leurs « directives » et se laisser imposer leur dictature.

Camarades, rappelez-vous : Les révisionnistes modernes khrouchtchéviens ne nous ont-ils pas accusés d’user de « phrases creuses » et de nous « vanter », et n’ont-ils pas qualifié notre grand bond en avant d’ »aventurisme » ?

N’ont-ils pas fait l’éloge du « ’comportement courageux » dont les opportunistes de droite auraient fait preuve au sein du Parti ?

Quelle différence y a-t-il entre les sorties antiparti et antisocialistes de Teng Touo et les attaques diffamatoires que les révisionnistes khrouchtchéviens lancèrent contre nous ?

Les Propos du soir à Yenchan de Teng Touo sont intégralement du jargon obscur dirigé contre le Parti et le socialisme.

Nous devons le saisir sur le vif, le situer, le dégonfler, lui arracher le masque, et exposer au grand jour le caractère répugnant, antiparti et antisocialiste de Teng Touo et de sa clique.

Les dettes se payent. Teng Touo voulait « traverser la mer sous le couvert d’un déguisement », il s’imaginait que « des trente-six stratagèmes, la retraite reste le meilleur », mais ce serait trop facile.

Il ne peut pas s’esquiver, pas plus que ne le peuvent ses partenaires.

Toutes les plantes vénéneuses doivent être arrachées, aussi bien les Propos du soir à Yenchan, la Chronique du Village des Trois que La destitution de Haï Jouei, Li Houeiniang, Sïé Yaohouan, les Notes longues et brèves, etc.

Toute la bave antiparti et antisocialiste doit être éliminée sans exception.

Particulièrement dignes d’attention sont les trois pages que le Beijing Ribao consacra le 16 avril aux matériaux groupés sous le gros titre de « Critique du ’Village des Trois’ et des Propos du soir à Yenchan » et la note des rédactions du Qianxian et du Beijing Ribao.

Ces deux publications ont longtemps protégé Wou Han et ses semblables. Elles sont maintenant, tout brusquement, devenues « actives » et se sont empressées de publier la matière en question.

Que signifie tout cela ?

Avaient-elles vraiment l’intention de « procéder à une critique rigoureuse » ?

Pas du tout.

Ce geste cachait beaucoup de choses. En fait, elles ont mis Teng Touo et les siens à l’abri au nom de la critique, elles les ont protégés sous le couvert de la lutte.

La note des rédactions du Qianxian et du Beijing Ribao relègue Teng Touo, patron de la sinistre auberge antiparti et antisocialiste, à la place d’un petit commis et règle ce cas d’une telle gravité en une seule phrase.

Ne croyez-vous pas que vous avez fort mal agi envers votre patron ?

Vous vous êtes donné beaucoup de peine pour rédiger soigneusement les textes de ces trois pages.

Cependant, vous vous êtes arrangés pour mettre en bonne place les choses sans importance du genre « Louer les longues chevelures », « encouragement à l’élevage des chats et des chiens », « Les œuvres d’art les plus vieilles sont les meilleures », « prôner les passions et les goûts des seigneurs féodaux désœuvrés », « promouvoir les superstitions féodales », etc., etc.

D’autre part, vous touchez à peine aux points antiparti et antisocialistes les plus essentiels de Teng Touo, et leur accordez une place fort discrète. A quoi pensez-vous en escamotant la question cruciale et en réduisant les problèmes importants en problèmes mineurs ?

Le Qianxian et le Beijing Ribao ont déjà fait une prétendue autocritique.

Ils y ont dit qu’ils avaient publié les articles de Teng Touo et de ses compères sans les « soumettre à la critique en temps utile« , parce qu’ils sont eux-mêmes « influencés par les idées bourgeoises et féodales« , qu’ils « ont relâché la lutte de classe sur le front culturel et académique« , qu’ils « n’ont pas mis la politique du prolétariat au poste du commandement » et qu’ils « se sont départis de leur position et de leur vigilance« .

On ne peut s’empêcher, après lecture de votre « autocritique », de « rire au nez » comme votre Teng Touo l’a dit quelque part.

Vous avez, pendant tout un temps, publié de nombreux articles de Teng Touo et ses compères, distillé une grande quantité de venin et empoisonné l’atmosphère.

Vous êtes devenus des instruments antiparti et antisocialistes.

La faible « influence des idées bourgeoises et féodales » a-t-elle suffi pour en arriver à cela ?

Même après que le caractère antiparti de Wou Han eut été dévoilé, vous avez monté une farce du genre « Tcheou Yu donne la bastonnade à Houang Kai » en faisant de Wou Han une critique pour la forme signée Hsiang Yangcheng (pseudonyme de Teng Touo).

Les forfaits antiparti de Wou Han y ont été traités comme un problème académique touchant à l’ »héritage des vieilles valeurs morales ».

Cela visait à absoudre Wou Han de ses crimes et à aider Teng Touo à se défiler.

Vous avez, jusqu’ici, continué à user de ruses et à opposer une résistance acharnée.

Est-ce « se départir de sa position et de sa vigilance » ou « relâcher la lutte de classe » ?

Non, certainement pas. Loin de vous départir de votre position, vous avez adopté une position ferme, celle de la bourgeoisie.

Loin de relâcher la lutte de classe, vous vous êtes engagés activement dans la lutte de classe, contre le prolétariat.

Tant qu’il y a des classes, il y a inévitablement lutte des classes. C’est une loi inexorable.

Et arracher à nos rangs une petite poignée d’éléments antiparti et antisocialistes n’a rien de néfaste, c’est une chose excellente.

C’est une grande victoire de la pensée de Mao Tsé-toung.

Les attaques perfides d’une petite poignée d’éléments antiparti et antisocialistes tiennent tout au plus du bourdonnement de quelques mouches et ne peuvent ternir en rien la gloire de notre Parti.

Nous lançons un avertissement solennel à tous ces éléments antiparti et antisocialistes : II y a longtemps que vous avez ouvert le feu contre le Parti et le socialisme.

Comme le dit le proverbe : « C’est manquer de courtoisie que ne pas répondre courtoisement à la courtoisie ».

Nous ne permettrons jamais que vous vous en tiriez, ni vous ni les génies malfaisants de quelque genre qu’ils soient.

Nous avons pris la ligne noire, antiparti et antisocialiste, sous notre feu.

Nous poursuivrons jusqu’au bout la grande révolution culturelle socialiste.

Nous ne cesserons pas de combattre tant que nous n’aurons pas la victoire finale.


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