Quatre ans après le carnage, la Cour d’assises du Hainaut a condamné Paolo Falzone à 27 ans de réclusion criminelle pour sept meurtres et 79 tentatives de meurtre. Le passager de la voiture, Antonino Fazone, étant reconnu coupable de non‑assistance à personnes en danger, y compris de mineurs, écope de deux ans avec sursis.
Paolo Falzone n’obtient aucune circonstance atténuante. Son arrestation immédiate à l’audience est requise, l’avocat général craignant la récidive et la fuite.
Durant la lecture de l’arrêt, il a été souligné le mépris total de la vie humaine des deux condamnés, la dangerosité structurelle et la nécessité de rétablir l’ordre social.
Mais ce procès ne juge pas seulement des hommes : il révèle un système.
Il est essentiel de rappeler ce que ce drame représente réellement non pas un « accident », non pas un « dérapage », mais l’expression concentrée d’un capitalisme en pleine putréfaction, où la vitesse, la domination, l’individualisme forcené, le patriarcat et la course à la guerre deviennent des normes sociales.
Mao Zedong enseigne : « Une contradiction ne disparaît qu’en se transformant. » Il appert que si le verdict sanctionne des individus, la contradiction qui a produit les Falzone demeure quant à elle intacte.
Pourquoi le drame était-il inévitable ?
La pratique de Falzone − moteur gonflé, 174 km/h en zone 50, accélération juste avant l’impact, fuite avec deux victimes encastrées dans le pare‑brise − révèle l’essence du phénomène. Il induit la route comme terrain de domination, la vitesse comme fétiche capitaliste et la puissance mécanique comme affirmation narcissique.
Nous avons là une contradiction devenue antagonique, c’est-à-dire un conflit que le système ne peut plus résoudre par l’éducation, la prévention ou la persuasion. Il en résulte que la culture automobile capitaliste, la dissolution des normes collectives et la subjectivité antisociale forment un bloc incompatible avec la vie collective.
Mais si le verdict exprime la désapprobation sociale, il ne transforme évidemment rien.
Or, pour remettre de l’ordre, il faut un État, démocratique et populaire, qui érige en valeur absolue l’empathie et le fait de mettre des limites infranchissable aux comportements néfastes pour la société.
Bien évidemment, sur les réseaux sociaux, les débats morbides et vains s’enflamment avec des appels en mode « c’est pas assez », à la perpétuité réelle et à la peine de mort.
Tout ceci n’a pas de sens, car le bruit n’a jamais rien rapporté.
En Belgique, les hauts responsables bourgeois se sentent protégé dans leur tour d’ivoire, et les travailleurs sont en souffrance, aigris au point de se tourner, en Belgique francophone, vers des droitiers gesticulateurs comme George Louis Bouchez et sa structure, le MR.
Il y a là une société basée sur l’égoïsme consommateur, le relativisme généralisé, le culte des identités, la fausse tolérance, le scepticisme et qui plus est, n’a jamais osé attaquer les conceptions réactionnaires comme la possession de véhicules dotés d’une puissance de 355 chevaux, alors que la vitesse maximale autorisée dans notre pays ne dépasse pas les 120 km/h.
Les Belges sont passifs. Ils doivent se remettre en cause partout, tout le temps, à tous les niveau. En témoignent les millions de travailleurs exploités en individus tournés vers leur obsession sociale : devenir propriétaire, ou le rester.
Mais là n’est pas la question. Il faut savoir s’orienter en termes de classe, de Socialisme et de Révolution. Et on voit très bien comment, dans notre pays, la mentalité de petit propriétaire converge et soutient le capitalisme.
Pourtant, il faut que cela change du tout au tout !
Il faut pour cela remettre la société au travail, dans un travail productif, industriel, tourné vers une envergure collective et historique, de la même manière qu’il y a un grand besoin de camps de travail pour rééduquer les gens déviants et oisifs, ainsi que de violence révolutionnaire pour mater les décadents de toutes les sortes.
Seule la classe sociale qui a les pieds sur terre et l’esprit ancré dans le réel peut se charger de cette tâche : la classe ouvrière. La classe ouvrière doit comprendre sa mission historique : se recomposer et assumer la Révolution : pour la Civilisation, pour le Socialisme, vers le Communisme !
Centre Marxiste-Léniniste-Maoïste de Belgique
17 juin 2026