Levons le drapeau de la nouvelle démocratie et du socialisme !

revue-communisme-01-51e4e.jpg

Rien ne peut arrêter le mouvement de la matière, le mouvement du changement. Et la tâche est de rendre ce dernier réel, de le développer correctement, pour établir un monde meilleur, une humanité pacifiée et unifiée, une société davantage développée où la culture, les arts, la science et l’écologie gouvernent la vie quotidienne.

Une société où les robots nous aident à progresser dans la production, où les réseaux de télécommunications mondiaux permettent de partager toute la connaissance de la manière la plus efficace, où l’informatique facilite les calculs pour la planification et la science, où le travail intellectuel et le travail manuel sont combinés, où la médecine profite à tous par le libre partage des découvertes, où homme et femme sont égaux.

Une société résolvant la contradiction entre les villes et les campagnes, donnant à l’humanité sa place dans la nature, respectant la vie comme le développement le plus avancé de la matière, appelant à l’exploration spatiale et la diffusion de la vie par la colonisation spatiale.

Mais les classes dominantes ont d’autres valeurs. Elles ont des intérêts économiques dans la déforestation massive, dans l’urbanisation anarchique, dans les concurrences inter-impérialistes divisant des pays comme l’Ukraine ou en détruisant d’autres, comme l’Irak.

Elles dépensent toujours plus d’argent pour les guerres et ne sont même pas capables de s’unir contre une menace connue comme le changement climatique, comme l’échec de la COP 21 l’a récemment montré. Leur esprit d’avidité est si fort qu’elles sont prêtes à accepter des phénomènes comme l’émergence de « l’État Islamique » ou les migrations de masse de millions de personnes.

staline-1mai_eng-a7351.jpg

La raison de cela est que la tendance aux guerres impérialistes mûrit et tout ce qui est nouveau – dans le mauvais sens – est une voie possible pour une puissance impérialiste ou un pays semi-féodal semi-colonial expansionniste pour faire un mouvement contre une autre force.

L’instabilité, l’insécurité, les troubles… sont la nourriture du capitalisme essayant de toujours trouver de nouvelles possibilités pour faire de meilleurs profits. C’est aussi le sens de l’établissement de manières de vivre qui sont pleines d’aliénation, correspondant à une consommation irrationnelle de choses superficielles.

Le rêve du capitalisme est de former les masses de telle manière qu’elles consomment autant de marchandises qu’elles peuvent, en en faisant des fétiches, qu’elles consomment des boissons pleines de sucre et toujours plus de viande permettant d’augmenter les masses corporelles et les profits.

Le capitalisme essaie de modeler chacun et chaque chose de manière à être conforme au règne de la marchandise, à l’accumulation du capital.

Culturellement, cela signifie une profonde décadence, puisque le programme naturel du capitalisme à son étape impérialiste est la production d’un environnement fondé sur des films stupides au sujet de gangsters et de super-héros, des fausses relations exacerbées par les réseaux sociaux, une fascination pour les sports élitistes, un individualisme forcené, le nationalisme et le culte des guerriers.

Tout dans la culture et la science doit être soumis à l’idéologie de « l’individualité », de la « création », du « caractère unique », de la « compétition », de la quête pour le profit, etc.

C’est la source du pourrissement général des sociétés sur notre planète, où le manque de responsabilité devient une norme, l’ultra-individualisme la seule voie apparente pour se protéger soi-même, l’exploitation le sens de la vie elle-même.

famille-1mai-fr.jpg

Quand on compare où va notre monde et où il pourrait aller si une autre direction était prise, les choses sont évidentes : nous devons changer les choses, nous avons besoin de la Révolution Socialiste Mondiale !

Pour cette raison, nous appelons à lever le drapeau de la Nouvelle Démocratie et du Socialisme, à comprendre la science de Marx, Engels, Lénine, Staline, Mao Zedong !

Nous avons besoin d’une avant-garde pavant la voie à la révolution, organisant les masses, diffusant l’idéologie révolutionnaire comme Pensée-Guide transformant chaque pays, conduisant le processus révolutionnaire à la formation d’États de nouvelle démocratie et socialistes, amenant chaque pays au Socialisme et au Communisme, dans un processus sans fin où la matière se transforme toujours elle-même vers plus de complexité.

Nous avons ainsi besoin de comprendre le noyau même du Marxisme-Léninisme-Maoïsme, le matérialisme dialectique, qui nous enseigne que :

« On ne peut séparer la pensée d’une matière qui pense. » (Karl Marx, La sainte famille)

« L’existence de la nature entière, du plus petit au plus grand, du grain de sable aux soleils, du protiste à l’homme, consiste en une naissance et une mort éternelles, en un flux ininterrompu, en un mouvement et un changement sans répit. » (Friedrich Engels, La dialectique de la nature)

« Le matérialisme admet d’une façon générale que l’être réel objectif (la matière) est indépendant de la conscience, des sensations, de l’expérience humaine. Le matérialisme historique admet que l’existence sociale est indépendante de la conscience sociale de l’humanité. La conscience n’est, ici et là, que le reflet de l’être, dans le meilleur des cas un reflet approximativement exact (adéquat, d’une précision idéale). » (Lénine, Matérialisme et empirio-criticisme)

« Contrairement à la métaphysique, la dialectique part du point de vue que les objets et les phénomènes de la nature impliquent des contradictions internes, car ils ont tous un côté négatif et un côté positif, un passé et un avenir, tous ont des éléments qui disparaissent ou qui se développent ; la lutte de ces contraires, la lutte entre l’ancien et le nouveau, entre ce qui meurt et ce qui naît, entre ce qui dépérit et ce qui se développe est le contenu interne du processus de développement, de la conversion des changements quantitatifs en changements qualitatifs. » (Staline, Matérialisme dialectique et matérialisme historique)

« La loi de la contradiction inhérente aux choses et aux phénomènes, c’est-à-dire la loi de l’unité des contraires, est la loi fondamentale de la nature et de la société, et partant la loi fondamentale de la pensée. » (Mao Zedong, De la contradiction)

Notre idéologie est le matérialisme développé en trois étapes – le marxisme, le léninisme, le maoïsme – nous donnant une compréhension meilleure du monde, de ses contradictions, de son évolution non-linéaire, en spirale, par des sauts qualitatifs.

Le Marxisme-Léninisme-Maoïsme n’est pas une méthode, mais une science, nous montrant les possibilités existant dans le monde aujourd’hui, par la compréhension de la matière et de son mouvement.

grcp-1mai-fr.jpg

Notre idéologie est le produit de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne, lancée dans la République Populaire de Chine, en 1966, afin de mobiliser les masses pour qu’elles osent critiquer les partisans du passé, qu’elles osent répudier le passé, qu’elles osent lutter, qu’elles osent maîtriser le matérialisme dialectique.

Les masses devaient s’élancer pour briser les vieilles idées, la vieille culture, les vieilles coutumes, les vieilles habitudes ; elles devaient empêcher que les réactionnaires ne resurgissent par le truchement de la culture et de l’idéologie.

La Grande Révolution Culturelle Prolétarienne a ainsi ouvert une nouvelle période : celle où le prolétariat dispose de tous les outils idéologiques et culturels pour triompher de manière complète et absolue. La question de la restauration du capitalisme – marquant la défaite temporaire de la révolution – a été magistralement comprise.

Gonzalo, le grand dirigeant du Parti Communiste du Pérou, a magistralement synthétisé la signification de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne pour notre idéologie :

« Nous, les marxistes-léninistes-maoïstes, nous avons en perspective, pour atteindre notre but final le communisme, la réalisation de trois types de révolutions :

1) La révolution démocratique, qui est la révolution bourgeoise de nouveau type, dirigée par le prolétariat, pour les pays arriérés, et qui instaure la dictature conjointe des classes prolétaire, paysanne et la petite bourgeoisie et, dans certaines conditions, la bourgeoisie moyenne, sous l’hégémonie du prolétariat ;

gonzalo-1mai-fr.jpg

2) La révolution socialiste dans les pays impérialistes et capitalistes et qui instaure la dictature du prolétariat ;

3) Les révolutions culturelles que l’on réalise pour continuer la révolution sous la dictature du prolétariat, dans le but de soumettre et d’éliminer toute réapparition du capitalisme et aussi pour combattre, armes à la main, les aspirations à une restauration capitaliste.

Les révolutions culturelles servent à renforcer la dictature du prolétariat et à marcher vers le Communisme.

Ainsi, comme aucune classe dans le monde n’a pu prendre le pouvoir d’un seul coup et ne l’a conquis que par un processus de restaurations et de contre-restaurations, quand le prolétariat prend le pouvoir et établit sa dictature, la lutte de la bourgeoisie pour restaurer le capitalisme se renforce et un processus historique de lutte s’ouvre alors entre le prolétariat pour maintenir et défendre sa dictature et conjurer la restauration capitaliste, et la bourgeoisie qui veut récupérer le pouvoir.

Cette lutte entre restauration et contre-restauration est une loi historique indéniable, jusqu’à ce que s’instaure définitivement la dictature du prolétariat.

Dans l’histoire mondiale, alors que la classe féodale était avancée en Chine, elle mit pourtant 250 ans pour arriver à écraser définitivement la restauration de l’esclavagisme.

En Occident, quand la bourgeoisie entra en lutte contre la féodalité pour écraser ses tentatives de restauration, ou les restaurations de la féodalité, il lui fallut 300 ans pour s’installer définitivement au pouvoir.

Et quand il s’agit d’une révolution dans laquelle le prolétariat s’installe au pouvoir définitivement, la lutte entre restauration et contre-restauration est extrêmement dure et acharnée.

perou-revolutionnaires_-1mai-fr-1mai.jpg

Elle demandera, approximativement, 200 ans en comptant à partir de la Commune de Paris en 1871.

Les expériences de restauration en U.R.S.S. et en Chine nous ont laissé de grandes leçons, tant positives que négatives.

Il faut remarquer tout spécialement les gigantesques pas en avant réalisés dans la concrétisation du Nouvel État et pourquoi la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne représente la solution pour conjurer la restauration.

Nous, les marxistes-léninistes-maoïstes, pensée Gonzalo, nous réaffirmons la violence révolutionnaire comme loi universelle pour la prise du pouvoir, essentielle pour substituer une classe à une autre.

Les révolutions démocratiques se font par la violence révolutionnaire, les révolutions socialistes se font par la violence révolutionnaire et, face aux restaurations, nous récupérerons le pouvoir au moyen de la violence révolutionnaire et nous maintiendrons la continuité de la révolution sous la dictature du prolétariat par la violence révolutionnaire au moyen de révolutions culturelles. »

La révolution culturelle permet d’empêcher l’ancien de triompher du nouveau, en développant la compréhension plus approfondie du matérialisme dialectique par les masses. Le principe de la Pensée-Guide tient justement à affirmer la nécessité d’une direction idéologique et culturelle dans le dépassement nécessaire des contradictions historiques propres à un pays.

La question idéologique et culturelle est ainsi indissociable du triomphe de la révolution ; c’est le sens du slogan qui est le nôtre : « Guerre Populaire jusqu’au Communisme ! ».

1mai_-10-1mai-fr.jpg

C’est d’autant plus vrai au cœur des métropoles impérialistes, où la bourgeoisie s’est solidement avancée, disposant d’un appareil d’État efficace, d’un haut niveau de formation et d’expérience de ses cadres, d’une capacité très importante de corruption.

La capacité de la bourgeoisie à mener l’intégration des antagonismes dans les institutions est d’autant plus forte que sont forts les courants spontanéistes, qui nient la centralité de l’idéologie, de l’affrontement avec les idées et les conceptions bourgeoises.

L’éloge de l’individualisme et de l’existentialisme, le culte de l’inspiration du « génie », la célébration de l’art contemporain et du subjectivisme… Tout cela s’associe aux idéologies réactionnaires de l’extrême-droite pour désorienter les masses, coincées entre les idéologies post-modernes et le nationalisme romantique.

Voilà pourquoi nous affirmons, forts de l’expérience historique marxiste-léniniste-maoïste, que la question centrale est celle du pouvoir et par conséquent de la bataille idéologique et culturelle pour organiser scientifiquement les masses exploitées et opprimées.

Sans théorie révolutionnaire, il n’est pas de mouvement révolutionnaire : cette leçon fondamentale de Lénine doit être comprise dans son sens le plus profond. La Grande Révolution Culturelle Prolétarienne a été un développement majeur prolongeant cette compréhension et lui donnant son sens le plus complet.

Les masses mondiales disposent désormais de l’ensemble de la science leur permettant de prendre le pouvoir et de le garder.

Notre époque est celle de l’offensive générale de la Révolution Socialiste Mondiale et sa vague est déjà lancée, elle a commencé avec la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne, nous donnant un aperçu général du processus de lutte entre le vieil État, réactionnaire, et le nouvel État forgé dans la Guerre Populaire, du processus de révolution et de restauration, et de contre-restauration par les révolutions culturelles.

En 1962, Mao Zedong avait expliqué :

« Les prochaines 50 à 100 années, environ, à partir de maintenant, seront une grande époque de changement radical dans le système social partout dans le monde, une époque de bouleversement sans équivalent dans aucune période historique précédente. Vivant à une telle époque, nous devons être préparés à nous engager dans de grandes luttes qui auront de nombreux caractères différents de celles dans le passé. »

Les revers ne sont qu’un détour sur la voie révolutionnaire ; nous exprimons ici notre totale confiance dans la victoire de la Révolution Socialiste Mondiale, dans le triomphe du prolétariat sur la bourgeoisie, dans la défaite totale du capitalisme et de l’impérialisme, du capitalisme bureaucratique et du féodalisme.

Organisation des Ouvriers d’Afghanistan (Marxiste-Léniniste-Maoïste, principalement Maoïste)
Centre Marxiste-Léniniste-Maoïste [Belgique]
Parti Communiste de France (marxiste-léniniste-maoïste)
1er mai 2016


Revenir en haut de la page.