Lo Stato Operaio Mai 1932 – Année 6, Numéro 5

Jusqu’ici le fascisme a réussi à faire prévaloir son influence au sein des masses laborieuses italiennes et au sein même du prolétariat industriel. Ce problème s’est posé un certain nombre de fois à notre Parti, mais nous n’avons pas toujours été en mesure de lui apporter une réponse appropriée.

pci-1923-1.jpg

C’est une erreur que d’exclure que le fascisme puisse influencer une partie des masses laborieuses. Cette erreur est due au sectarisme et dénote d’une séparation avec les masses. Celle ci provient du fait que nous attribuons aux larges masses les positions, les convictions, les mouvements et les tendances qui existent uniquement dans la partie la plus avancée des masses.

Et, de fait, nous pouvons observer ce problème avec une exactitude toujours plus grande que nous nous libérons du sectarisme, que nous devenons un Parti de masse. Plus s’approfondissent nos contacts avec les masses, plus nous commençons à compter les adhérents à notre organisation, non en dizaines, mais en centaines et en milliers, plus nous sentons qu’il existe une influence du fascisme sur les masses, que cette influence doit être détruite, et qu’il nous revient de travailler à la destruction de celle ci.

Est vrai pour le fascisme ce qui est vrai – selon l’analyse de Lénine – pour l’impérialisme en général : l’influence que celui-ci exerce sur une partie des masses laborieuses est une des caractéristiques, une des conditions de son existence.

Sans aucun doute, les formes de l’influence du fascisme sur les masses ne sont les mêmes que celles rencontrées dans d’autres pays impérialistes. Les masses laborieuses italiennes sont maintenues par le fascisme dans un état de misère sans nom, privées de liberté, de toute possibilité d’organisation autonome.

Ce fait, qui est un signe fort de l’acuité du contraste entre les classes, exclut que l’influence de la bourgeoisie sur les masses laborieuses ne s’exerce à travers la création de vastes couches d’ouvriers privilégiés, et exclut aussi que celle ci ne s’exerce via l’utilisation de l’idéologie démocratique et parlementaire: le privilège – pour peu que ce soit là un terme approprié – duquel on peut parler aujourd’hui entre nous, est celui d’avoir un travail un peu plus sur, d’être un tant soit peu protégé de la menace du chômage et de ne pas être réduit littéralement à la famine.

Mais même ces couches de travailleurs qui ont,en ce sens, une situation relativement « privilégiée »comparé aux masses misérables, affamées et sans travail, passeraient bien rapidement à la lutte ouverte contre le régime s’ils possédaient seulement un minimum de possibilités de s’organiser et de se mouvoir pour la défense de leurs intérêts immédiats.

Ainsi la politique du fascisme ne peut être qu’une politique de tyrannie de dictature ouverte, de suppression de toutes les possibilités d’organisation autonome des masses, celui ci n’est donc pas en mesure d’exercer son influence sur les masses à travers les mensonges de la démocratie bourgeoise et du parlementarisme.

Ces différences, pourtant, si elles ont une grande valeur en tant qu’indices de certains éléments de la situation italienne, ne s’approchent pas de la substance des choses. Les formes par lesquelles s’exerce l’influence du fascisme sur les masses laborieuses sont adaptées à la situation dans laquelle le fascisme évolue, tiennent compte de cette situation et de celle dans laquelle se trouvent les masses.

La contrition, la canalisation des travailleurs au sein d’organisations qui sont au service du capitalisme et dirigées par l’Etat, est l’élément essentiel dans les rapports entre le fascisme et les masses. A peine se manifeste un signe d’activité des masses au sein de ces organisations fascistes, et elles tendent immédiatement à se dégager de l’emprise de ces dernières pour que reprenne la lutte des classes.

Néanmoins, jusqu’à ce que n’intervienne cette activité, il est des travailleurs pour lesquels l’adhésion à l’organisation fasciste finit toujours par signifier l’acceptation passive d’une partie du régime fasciste. Il est des travailleurs, particulièrement dans les campagnes, mais aussi dans les usines, qui trouvent dans les organisations syndicales fascistes (ou dans les coopératives, les mutuelles etc) un refuge, une retraite momentanée à l’aggravation de leurs conditions, et objectivement elles deviennent un appui au régime, duquel les masses acceptent sans résistance les formes d’organisation, duquel elles assimilent une partie d’idéologie.

Il est des travailleurs, aussi bien dans les campagnes que dans les villes industrielles, que le fascisme a réussi à corrompre complètement, et qui sont les plus actifs dans les escadres (NDT : squadrisme), dans les milices etc…

Ces travailleurs ne sont, ni dans l’industrie ni à la campagne, une aristocratie ouvrière, ils n’ont pas d’usines ni même une position distincte dans le processus de production; mais leur présence contribue puissamment à démoraliser et tenir en respect la grande masse des travailleurs.

Au final, il existe désormais toute une génération de jeunes travailleurs, qui a grandi sous le régime fasciste, qui ne connait par son expérience personnelle, pas ce qu’est un syndicat de classe, ce qu’est une lutte économique, une grève, qui ne connait pas une vie d’usine différente de celle d’aujourd’hui se déroulant sous la terreur, qui ne connait pas de littérature, de presse révolutionnaire, qui ne participe à la vie collective qu’à travers les organisations fascistes, leur trouvant même par défaut quelque avantage immédiat.

S’il est vrai que les masses acquièrent une conscience de classe révolutionnaire uniquement à travers l »expérience de leurs luttes, nous devons reconnaître que cette nouvelle génération de jeunes travailleurs est assurément accessible à l’influence du fascisme et est ainsi un véhicule pour l’extension de cette influence.

C’est par tous ces canaux que pénètre au sein des masses l’influence du fascisme, sous la forme d’une idéologie réactionnaire qui tend à empêcher le développement d’une conscience révolutionnaire de classe,à éteindre l’esprit de révolte et de lutte, et parachevant l’oeuvre par ailleurs accomplie par la terreur, par une pression réactionnaire incessante.

Constater l’existence de cette influence fasciste parmi les masses ne signifie pourtant pas contredire l’affirmation d’inconciliabilité de la lutte ouvrière contre le fascisme, ni ne signifie la modification du jugement que nous avons du fascisme quand nous disons que celui ci est un régime de dictature ouverte, violente, du capitalisme sur le prolétariat et les masses laborieuses. L’influence du fascisme sur les masses est une conséquence du régime de dictature auquel les masses sont soumises, c’est une des formes de cet esclavage.

Et l’inconciliabilité de la classe ouvrière avec le fascisme est un fait historique fondamental, qui n’est pas non plus contredite par l’influence que le fascisme exerce sur certaines couches d’ouvriers, mais qui se manifestera de façon toujours plus évidente tant que la classe ouvrière élargira le front de sa lutte contre le capitalisme e le fascisme, dirigeant en ceci les larges masses populaires.

L’influence du fascisme sur les masses ne consiste pas en une conquête stable des masses au régime fasciste, mais consiste dans le fait qu’au sein de celles ci se créent des conditions telles qu’il devient plus difficile de diriger la lutte vers leur intérêts immédiats, contre les patrons, contre la guerre, contre le fascisme, pour la révolution. La destruction de l’influence du fascisme sur les masses est donc une des conditions pour le développement ample, conséquent, de cette lutte.

La destruction de l’influence fasciste sur les masses est, pour nous, une des conditions pour la réalisation de notre objectif stratégique fondamental: la conquête de la majorité de la classe ouvrière et la réalisation de l’hégémonie du prolétariat dans la lutte contre le fascisme.

L’idéologie du fascisme est une variante nationaliste de l’idéologie social-démocrate. Le coeur de celle ci est, en effet, outre l’exaltation du patriotisme, le concept de la collaboration des classes, de la conciliation des contrastes de classes par l’intervention d’un Etat « au dessus des classes ».

Aujourd’hui, tous les motifs de cette idéologie sont dirigés dans le but essentiel de paralyser et de faire obstacle à l’action des travailleurs dans les deux champs qui sont fondamentaux pour le développement de la lutte des classes dans les conditions actuelles: la lutte contre la guerre impérialiste et la défense de l’Union Soviétique,

Au cours du débat qui a eu lieu récemment au cœur de notre Parti, avec la délégation d’une de nos organisations les plus puissantes numériquement, a été révélé ceci : qu’il existe des ouvriers qui, même étant opposés au fascisme et vivant dans des conditions économiques misérables, proches de la famine, soutiennent que la lutte pour les salaires est aujourd’hui hors-sujet, impossible, étant donné l’existence de la crise, étant donné que cette crise existe dans le monde entier et que les industriels en sont frappés des mêmes conséquences.

Cette manière de penser est caractéristique de l’idéologie fasciste et nous signale de la façon la plus évidente l’influence, ou plutôt l’acceptation inconsciente de cette idéologie. La raisonnement des fascistes consiste précisément à dire aux travailleurs que leurs revendications ne peuvent pas aujourd’hui être satisfaites car c’est la crise, à leur dire qu’ils doivent l’accepter, car c’est la crise, toujours de nouvelles réductions de salaire.

C’est le même raisonnement, du reste, avec lequel les sociaux-démocrates de tous les pays tentent d’étrangler les grèves, et c’est un raisonnement qui nie l’existence des classes et de la lutte entre elles, qui cherche à faire croire que les ouvriers et les patrons aient, dans la production comme dans la société, les mêmes intérêts et non pas, comme dans la réalité, des intérêts antagonistes, masquant ainsi aux yeux des ouvriers la politique de classe brutale avec laquelle les patrons et l’Etat, pour défendre jusqu’au bout le profit capitalistique, font retomber sur les épaules des ouvriers les conséquences de toutes les crises, les réduisant à la faim et au désespoir.

Les ouvriers qui, aveuglés par cette théorie collaborationniste, ne luttent plus jour après jour pour leur pain, mais collaborent avec les patrons et avec les fascistes, de fait, pour tenter de sauver de la crise actuelle le régime capitaliste, pour tenter d’offrir à la crise une porte de sortie capitaliste. Il est vrai que la crise existe dans le monde entier, mais justement pour cette raison, justement car c’est la crise il faut que les ouvriers luttent jour après jour, avec acharnement, pour leur pain, pour leur salaire, pour ne pas se laisser réduire par les patrons à la faim et au désespoir.

Plus sera acharnée la lutte des ouvriers contre les patrons et contre les fascistes, pour le pain, pour le salaire, plus il sera difficile pour les capitalistes de sauver de la crise actuelle leurs privilèges économiques et politiques, ainsi que le régime qui se base sur ceux ci, et plus sera probable que la crise ne trouve une porte de sortie révolutionnaire, concluant ainsi la chute du régime capitaliste.

Et la chute du régime capitaliste est la condition qui doit se réaliser pour que la crise n’existe plus jamais, pour en finir avec l’exploitation des ouvriers par les capitalistes, pour que soit assuré pour toujours le bien-être de tous les travailleurs. Qui ne lutte pas pour le salaire et contre les patrons car c’est la crise, ne fait que le bien de ses ennemis, et trahit tous les intérêts de sa classe.

Au cours de la même discussion,un camarade, interrogé sur ce que pensaient de la guerre les jeunes travailleurs de sa région, répondit que la grande masse de ces jeunes seraient opposés à une guerre contre la Russie, seraient opposés à une guerre contre la Chine, mais pas à une guerre contre la France.

La guerre contre la France apparaîtrait même à une partie des travailleurs comme une chose nécessaire et juste, parce que la France est un pays de riches, au contraire de l’Italie étant un pays de pauvres, parce que la France s’est approprié tout le butin de la guerre contre l’Allemagne e n’a rien partagé avec l’Italie, où, comme conséquence, on souffre de famine. Même cette façon de penser, comme il semble évident à première vue, est directement un produit du fascisme, de son idéologie et de sa propagande.

Même dans ce cas, – comme dans le cas présent – l’essentiel de la propagande et de l’idéologie fasciste est la négation des classes et de la lutte des classes, l’effort pour faire oublier aux travailleurs qu’il n’existe pas l' »Italie » et la « France », comme unités de millions d’hommes aux intérêts communs, mais qu’il existe des prolétaires et des capitalistes, des travailleurs exploités et des patrons exploiteurs, aussi bien en France qu’en Italie, et comme dans tous les pays du monde. Il existe, aussi bien en France qu’en Italie, un impérialisme, pour ainsi dire un capitalisme arrivé à un tel point de son développement qu’il est contrait de lutter inexorablement par tous les moyens, de la concurrence commerciale à la guerre, contre les impérialismes rivaux. Il existe une bourgeoisie impérialiste italienne qui lutte désespérément pour résoudre le problème de leur existence même, pour sauver ses privilèges économiques et son pouvoir de la crise.

Les travailleurs n’ont aucun intérêt commun avec cette bourgeoisie impérialiste:leurs intérêts sont opposés. Il n’est en rien vrai que la bourgeoisie impérialiste ne cherche à s’étendre, à avoir sa « place au soleil » pour le bien de tous les italiens. Celle ci cherche à s’étendre pour assurer son profit, mais plus elle parvient à s’étendre, plus elle devient rapace et exploiteuse.

Et les premiers à suber les conséquences de cette rapacité sont les ouvriers et les paysans italiens. Chaque fois que la bourgeoisie italienne a fait un pas en avant dans son expansion, l’exploitation et l’oppression des travailleurs se sont aggravées. Après la guerre d’Afrique a suivi la réaction de Crispi et de Pelloux ; à la guerre de Libye la réaction de Giolitti et de Salandre avec le massacre systématique d’ouvriers et de paysans dans les rues d’Italie, à la guerre mondiale la réaction de la garde royale et du fascisme.

Le fascisme a aujourd’hui besoin d’une guerre car il sent son régime vaciller.sous les coups de la crise économique et du mouvement des masses. Ainsi il cherche à éteindre par tous les moyens la conscience de classe des travailleurs, de rendre au moins certaines couches des travailleurs co-responsables ou passives devant sa politique impérialiste de vol et de sang.

De cette manière le fascisme tente d’éviter la révolte des masses, tente d’éviter que la guerre impérialiste ne se transforme en guerre civile du prolétariat et des masses laborieuses contre la bourgeoisie de leur pays, pour le renversement du régime capitaliste pour la fin de l’odieux régime de famine et d’esclavage qui opprime chaque jour.

Dans la politique extérieure de fascisme, et tout particulièrement dans la partie de celle ci tournée vers les masses, mise en œuvre à grands coups de discours et d’articles de Mussolini avec les délibérations du Gran Consiglio, cet élément, qui tend à corrompre les masses, est plus présent et prévaut pour le moment.

La question de la révision du Traité de Versailles, la requête de l’annulation des réparations, de la parité navale avec la France, et de la suppression des armes soit-disant offensives, et, finalement, jusqu’à la menace voilée de sortir de la Société des Nations, toutes ces positions de l’Italie fasciste ont aussi bien une valeur comme éléments de la manœuvre que l’Italie exerce parmi les grandes puissances impérialistes dans son jeu de provocations et de préparation d’une nouvelle guerre, mais ont aussi une très grande valeur, pour le fascisme, comme éléments de sa propagande anti-classiste, qui tend à influencer et corrompre au moins une partie des masses laborieuses.

En effet, ces positions tendent toutes à présenter l’Italie fasciste comme un pays pauvre et juste, qu’on fait chanter, qui réclame ce qui lui est dû aux puissants qui l’ont spolié. L’impérialisme brigantesque fasciste, qui est prêt à faire la guerre pour un quelconque objectif, pour que soit garantit l’appui des plus forts, revêt ainsi de la fourrure de l’agneau.

Et peu importe, pour l’efficacité de cette propagande. La direction dans laquelle va la politique fasciste, et la même vers laquelle tous les grands pays impérialistes du moment se dirigent, est l’intervention armée contre l’Union des Soviets.

La travailleur qui accepte cette propagande, qui admet, par exemple, la guerre contre la France, est un travailleur corrompu par l’impérialisme, qui ne lutte pas, aujourd’hui, contre la menace de guerre, qui ne se prépare pas à lutter contre toutes les guerres impérialistes, qui ne sera pas en mesure, demain, de comprendre la lutte pour transformer la guerre impérialiste en guerre civile e ne combattra pas dans ce sens.

Les propagandistes de l’impérialisme, – étant soit fascistes soit sociaux-démocrates -, trouveront toujours un moyen de démontrer qu’il est utile et nécessaire, pour le bien de tous les italiens, de faire la guerre contre l’Union des Soviets et contre la Chine, comme ils démontrèrent le bien fondé de la guerre contre la France. Le travailleur qui subit l’influence de la propagande impérialiste et belliciste du fascisme devient un instrument de l’impérialisme et du fascisme.

Qui ne se soustrait pas à l’influence de cette propagande, qui ne parvient pas à briser cette influence, est perdu, aujourd’hui pour la lutte de classe révolutionnaire, et sera perdu peut-être aussi demain. Mais c’est aujourd’hui qu’il faut mener la lutte contre la guerre impérialiste. Et qui subit l’influence idéologique du fascisme n’est pas en mesure de la mener et d’y prendre part.

Nous avons choisi ces deux exemples de l’influence du fascisme et de son idéologie sur les masses laborieuses, non seulement parce qu’ils se sont présentés récemment au cours de nos travaux au sein du Parti, mais parce qu’ils servent, mieux que tous les raisonnements, à démontrer que notre lutte contre la guerre, pour pouvoir se développer amplement et avec succès, doit être rattachée et même fusionnée avec la lutte générale contre le fascisme.

La propagande de classe nous aidera grandement à neutraliser les effets de la propagande fasciste, mais ne nous permettra pas, dans les conditions actuelles, d’en détruire entièrement les effets.

La disproportion des moyens en jeu est trop grande. L’influence du fascisme, la pénétration de son idéologie parmi les masses, peuvent être détruites seulement en développant toutes les formes de lutte de classe des ouvriers et des larges masses laborieuses contre les patrons, contre les exploiteurs, contre les fascistes, développant dans toutes ses formes, la lutte des classes pour le pain, pour le salaire, pour la liberté, portant cette lutte dans toutes les catégories ouvrières, dans toutes les couches des travailleurs, la portant au cœur même des organisations fascistes, en se servant de tous les moyens nécessaires à cet endroit.

Chaque manifestation, chaque conflit avec les patrons et les fascistes, chaque grève que nous réussissons à faire éclater, est un fait plus puissant que mille phrases, qui contribue à briser l’influence du fascisme dans les masses, à détruire les bases que le fascisme tente de se créer parmi les masses pour le développement de sa politique de vol impérialiste et de guerre.

La lutte pour le pain et pour le salaire, la lutte pour la liberté, la lutte contre le fascisme et lutte contre la guerre s’intègrent, se soutiennent et se complètent mutuellement. Celles ci doivent devenir, à travers l’action d’avant garde politique du Parti communiste, une seule et unique lutte.


Revenir en haut de la page.