[28 octobre 1968]

Se guidant sur le grand plan stratégique du président Mao, la première équipe ouvrière chargée de propager la pensée de Mao Zedong, composée d’ouvriers de l’industrie et avec la participation de combattants de l’Armée populaire de Libération, est entrée à l’Université Tsinghoua, à Pékin, le 27 juillet passé.

Depuis ce fait marquant, en différents endroits, de puissantes armées d’ouvriers de l’industrie sont entrées ou vont entrer incessamment dans les universités et autres instituts d’enseignement supérieur, dans les lycées et les écoles primaires, dans les secteurs de la superstructure tels la littérature et l’art, le journalisme et l’édition, et dans tous les organismes où la tâche de lutte — critique — transformation n’a pas été menée à bien.

Ainsi, la classe ouvrière chinoise a pris héroïquement sa place sur l’avant-scène politique de la tâche de lutte — critique — transformation dans toutes les branches de la superstructure.

C’est là un grand événement des années 60 du XXe siècle et une grande entreprise créatrice dans l’histoire de la révolution prolétarienne.

C’est un important développement du marxisme-léninisme dû au président Mao, qui marque le début d’une grande et nouvelle ère au cours de laquelle le prolétariat chinois transformera, selon sa propre conception du monde, les universités et écoles et toutes les sphères et tous les secteurs de la superstructure qui ne sont pas conformes à la base économique socialiste et exercera une dictature intégrale sur la bourgeoisie.

Ce fait aura sans nul doute une formidable influence dans les domaines politique, économique et culturel de la Chine où, grâce à lui, d’énormes changements auront lieu.

Bien que cet événement date d’il y a peu, cette influence et ces changements ont déjà commencé à se manifester clairement.

Utiliser la pensée de Mao Tsé-toung pour éduquer les enseignants et les étudiants

Animée d’un profond sentiment prolétarien pour le président Mao, l’équipe ouvrière chargée de propager la pensée de Mao Zedong à l’Université Tsing-houa diffuse sans discontinuer les toutes récentes directives du président Mao, transmet le plus rapidement possible chaque instruction de combat émanant du quartier général prolétarien et utilise la pensée de Mao Zedong pour rééduquer les masses des jeunes combattants de la Garde rouge et des enseignants et étudiants révolutionnaires.

L’équipe a recours aux haut-parleurs, aux journaux muraux écrits en gros caractères, aux débats et causeries, pour propager la pensée de Mao Zedong ; elle se divise en quelque 100 groupes qui, en allant dans toutes les classes et tous les dortoirs, établissent d’étroits contacts avec les enseignants et étudiants et font là un travail approfondi de propagande et d’éducation.

Ces efforts sont bien accueillis par tous, et nombre de ces enseignants et étudiants ont pris l’initiative de discuter avec les ouvriers, de leur parler de la situation à l’université; et ainsi s’appuient-ils sur la direction de la classe ouvrière.

Les deux organisations antagonistes existant auparavant à l’université, ont formé maintenant une grande alliance révolutionnaire.

Après avoir réalisé cette alliance, conformément à l’enseignement qui nous est donné par le président Mao sur la création des stages d’étude, l’équipe ouvrière de propagande a immédiatement réuni les membres des deux fractions pour organiser de façon généralisée des stages d’étude de la pensée de Mao Zedong.

Ces stages existent maintenant à l’Université Tsinghoua dans chaque classe et dans chaque secteur de travail.

Les participants y combattent l’égoïsme et réfutent le révisionnisme, condamnent la ligne révisionniste contre-révolutionnaire avancée par le Khrouchtchev chinois dans l’enseignement, réfutent la théorie bourgeoise réactionnaire de l’existence de « plusieurs noyaux dirigeants » et dévoilent la poignée d’ennemis de classe qui a pu pousser les masses à s’affronter entre elles, qui a voulu saboter, mais en vain, la grande révolution culturelle prolétarienne.

Ainsi la direction politique prolétarienne de la classe ouvrière à l’université en est-elle renforcée.

L’enthousiasme révolutionnaire est soulevé dans la masse des enseignants et étudiants, leur unité en est consolidée et de nombreux problèmes y sont résolus.

Par exemple, au cours d’un stage d’étude de la pensée de Mao Zedong dans une classe de la section de Contrôle automatique, certains enseignants n’avaient pas pleinement compris au début l’importance des enseignements du président Mao sur la nécessité de « pratiquer, le plus possible, l’autocritique » et sur la consolidation de la grande alliance révolutionnaire.

En fait, ils étaient encore sous l’influence de l’esprit de clan, de l’individualisme et du sectarisme.

Se basant sur leur expérience personnelle, des ouvriers vétérans de l’Usine de Transformateurs de Pékin, membres de l’équipe de propagande, expliquèrent dans cette classe, comment leur usine s’était divisée en deux groupes par suite de l’influence de la ligne réactionnaire bourgeoise, comment ils avaient plus tard formé une grande alliance conformément aux instructions du président Mao, comment, devant le groupe opposé, ils avaient critiqué leur sectarisme bourgeois et comment finalement, ils s’étaient unis ensemble avec ce groupe pour affronter leur ennemi commun.

Les enseignants et étudiants du stage d’étude ont été profondément émus par cette expérience.

Certains ont fait immédiatement leur autocritique de n’avoir pas bien étudié les directives du président Mao et ont déclaré qu’ils suivraient l’exemple des ouvriers et feraient un examen de leur propre sectarisme bourgeois.

De cette manière, la grande alliance révolutionnaire dans cette classe a été vite consolidée.

L’équipe de propagande entrée à l’université a bien conscience du fait que les mesures politiques prolétariennes avancées par le président Mao constituent de puissantes armes pour la mise en valeur du facteur positif qui existe dans la masse des enseignants et étudiants révolutionnaires.

Ces derniers peuvent être vraiment unis dans leur majorité et les masses intellectuelles révolutionnaires peuvent être guidées vers la voie de l’intégration aux ouvriers, paysans et soldats, à la condition d’appliquer consciencieusement cette politique.

Depuis leur entrée à l’université, les membres de l’équipe de propagande ont appuyé activement les propositions révolutionnaires formulées par les enseignants et les étudiants.

Ils mangent, vivent, travaillent et étudient avec les enseignants et étudiants révolutionnaires et ils les aident sur le plan idéologique.

Ils ont pleinement affirmé le rôle positif joué par les jeunes combattants de la Garde rouge de l’université dans le mouvement de la grande révolution culturelle et l’importante contribution qu’ils ont apportée à la révolution.

Ils ont également aidé et éduqué avec chaleur et patience les gardes rouges qui avaient commis des erreurs.

Les jeunes combattants révolutionnaires ayant ainsi reçu l’enseignement vivant de la lutte des classes, leurs sentiments de classe et leur profonde affection pour le président Mao en ont été encore stimulés.

Ils ont élevé davantage le niveau de leur conscience de la lutte des classes et de la lutte entre la ligne révolutionnaire prolétarienne et la ligne réactionnaire bourgeoise.

Le fait que l’équipe de propagande utilise la pensée de Mao Zedong pour mener la rééducation prolétarienne parmi les masses des enseignants et des étudiants a énormément encouragé ceux-ci.

Depuis un peu plus de deux mois, de grands changements ont eu lieu à l’Université Tsinghoua.

Les enseignants et étudiants révolutionnaires sont décidés à étudier et à appliquer de façon vivante les œuvres du président Mao et, sous la direction de la classe ouvrière, ils sont résolus à s’engager sur la voie de la fusion aux ouvriers, paysans et soldats, décidés à accomplir la tâche de lutte — critique transformation dans leur université et à mener jusqu’au bout la révolution prolétarienne de l’enseignement.

Mener fermement l’éducation de classe

L’équipe ouvrière chargée de la propagande de la pensée de Mao Zedong à l’Université de Hang-tcheou, dans la province du Tchékiang, fait de l’éducation de classe un des cours principaux de la rééducation des intellectuels.

Des ouvriers vétérans de cette équipe ont tenu des réunions avec les enseignants et étudiants révolutionnaires au cours desquelles ils ont rappelé leurs propres souffrances dans l’ancienne société et parlé du bonheur survenu après la Libération.

De cette manière, ils les ont aidés à élever leur niveau de conscience de classe et de conscience de la lutte entre la ligne révolutionnaire prolétarienne et la ligne réactionnaire bourgeoise.

De là est sorti un puissant essor dans la révolution de l’enseignement à l’université.

Au début de septembre, l’équipe de propagande a découvert dans une poubelle un gros paquet malpropre contenant des vêtements, chaussettes, gants et autres choses, soit 27 pièces au total.

Après enquête, elle a découvert que ces objets avaient été jetés là par Petite Louo, fraîche émoulue de la section des langues étrangères, et issue d’une famille de travailleurs.

Ce paquet devint l’objet d’une discussion sérieuse entre les ouvriers. Pourquoi Petite Louo, qui portait ces vêtements à son entrée à l’université, les avait-elle maintenant jetés à sa sortie ?

Profondément peinés, ils ont dit: « Elle n’a pas simplement jeté des vêtements, elle a rejeté avec, les belles qualités du peuple travailleur ! »

« C’est la ligne révisionniste appliquée par le Khrouchtchev chinois dans l’enseignement qui a corrompu des jeunes comme elle, lui faisant oublier le passé ! Il nous appartient à nous, la classe ouvrière, de ramener ces jeunes sur la large voie révolutionnaire indiquée par le président Mao ! »

L’équipe de propagande a décidé d’utiliser cette affaire comme un fait type pour donner une éducation de classe à toute l’université.

Elle a fait du ballot de vêtements une exposition, ayant pour nom : « Accusation implacable contre les crimes sinistres de la ligne révisionniste avancée par le Khrouchtchev chinois dans l’enseignement ».

Toute l’université est allée voir l’exposition.

Elle a convoqué alors un certain nombre de réunions pour rappeler la tristesse du passé, réunions au cours desquelles 21 ouvriers vétérans ont pris la parole, évoquant leurs malheurs d’autrefois et parlant du bonheur actuel pour donner une éducation de classe aux étudiants et enseignants de toute l’université.

Ting Houan-tchang, vieil ouvrier qui compte à son actif des dizaines d’années de labeur, a fait spécialement le voyage pour ramener de chez lui les oripeaux tout rapiécés et raccommodés qui ont été ses seuls vêtements pendant de longues années, dans l’ancienne société.

Il a rapporté également à l’université les mêmes légumes sauvages qu’il mangeait alors.

Les larmes aux yeux, il a condamné la persécution dont a souffert le peuple travailleur dans l’ancienne société et, très bouleversé, il a parlé à tous de la vie heureuse qu’il mène depuis que le président Mao l’a libéré des souffrances atroces du passé.

Les jeunes gardes rouges, les étudiants et enseignants révolutionnaires présents en étaient émus jusqu’aux larmes.

Beaucoup de jeunes gardes rouges, issus de familles d’ouvriers, de paysans pauvres ou de paysans moyens de la couche inférieure, ont pris la parole eux aussi pour condamner la ligne révisionniste exercée par le Khrouchtchev chinois dans l’enseignement et ses terribles effets sur eux.

De même, ils ont examiné les changements survenus dans leur idéologie après leur entrée à l’université, comment ils en sont peu à peu arrivés à oublier le peuple travailleur et ils ont exprimé leurs regrets de ne pas avoir répondu à l’attente des ouvriers, des paysans pauvres et des paysans moyens de la couche inférieure.

Le vif désir des jeunes combattants révolutionnaires de transformer leur conception du monde en a été avivé davantage, et ils ont compris profondément que la classe ouvrière est le meilleur professeur que leur ait envoyé le président Mao.

En évoquant la tristesse du passé comparée au bonheur de la nouvelle société et en analysant leur position de classe, les enseignants et étudiants en viennent encore davantage à haïr l’ancienne société et à aimer la nouvelle, et ils éprouvent la plus grande haine pour le Khrouchtchev chinois et pour sa ligne révisionniste dans l’enseignement et manifestent une affection plus profonde encore pour leur grand guide, le président Mao, et pour sa ligne prolétarienne dans l’enseignement.

Ils se sont engagés à ne jamais oublier les souffrances passées du prolétariat, à accepter résolument la rééducation par les ouvriers, paysans et soldats, et à suivre étroitement le président Mao pour faire la révolution.

Les camarades ouvriers sont allés aussi à trois reprises voir Petite Louo chez elle.

Ils lui ont rapporté proprement lavés, tous les vêtements qu’elle avait jetés, et l’ont aidée à mieux étudier et à comprendre la récente directive du président Mao concernant la rééducation des intellectuels.

Ensemble, ils ont évoqué le dur passé et parlé du bonheur actuel et ensemble, ils ont étudié les enseignements du président Mao.

Pour Petite Louo, tout cela a été d’une profonde éducation ; depuis, elle a pris la décision d’aller travailler dans une ferme, de devenir une travailleuse ordinaire et de transformer radicalement son ancienne idéologie.

Par une éducation de classe énergique, l’équipe ouvrière de propagande a stimulé la tâche de lutte — critique — transformation à l’université.

Les enseignants et étudiants révolutionnaires sont résolus à mener jusqu’au bout la révolution prolétarienne dans l’enseignement sous la direction de la classe ouvrière.

Prendre exemple sur les belles qualités de la classe ouvrière

Une atmosphère dynamique et révolutionnaire règne dans les instituts, universités, écoles secondaires et primaires depuis l’arrivée des équipes ouvrières de propagande de la pensée de Mao Zedong.

Les jeunes combattants de la Garde rouge, les étudiants et les enseignants révolutionnaires, pleins d’enthousiasme, étudient les œuvres du président Mao en compagnie des ouvriers et, avec eux, ils critiquent et réfutent la ligne révisionniste en matière d’enseignement.

Par ces contacts directs avec les ouvriers, ils ont appris à connaître les belles qualités du prolétariat, et leurs sentiments révolutionnaires en ont été renforcés.

Les ouvriers de l’équipe de propagande venus de l’Usine de Bicyclettes de Shanghai sont entrés à l’Institut d’Économie et des Finances de cette ville.

Suivant le conseil de leurs vieux compagnons de travail, ils ont conduit les étudiants et les enseignants pour participer tous ensemble au travail de production dans leur propre usine.

À chaque fois, ils ont emmené un groupe de 200 étudiants et enseignants et ont travaillé avec eux durant une semaine tous les mois.

Pendant cette période, tous ont également pris part aux activités de la lutte critique — transformation à l’usine.

Les étudiants et enseignants révolutionnaires considèrent comme très précieuse cette forme de «rééducation».

À l’usine, ils ont constaté la loyauté infinie des ouvriers en suivant, de très près le grand plan stratégique du président Mao.

Ils ont vu leur enthousiasme sans bornes versé dans la production et les grandes victoires remportées, du fait d’utiliser la pensée de Mao Zedong pour gérer l’usine et liquider radicalement la ligne révisionniste dans la gestion d’entreprises.

Ils ont également constaté l’esprit révolutionnaire et la sagesse inépuisable des ouvriers.

À partir de là, ils ont eu une compréhension plus nette du grand enseignement du président Mao : « La classe ouvrière doit exercer sa direction en tout. »

Ainsi, avec les ouvriers à la tête du mouvement de lutte — critique — transformation dans leur institut, les étudiants et les enseignants sont pleins de confiance en la victoire.

Ils disent: « Les ouvriers sont réellement de bons enseignants ! Nous devons mener jusqu’à son terme la révolution prolétarienne dans l’enseignement sous la direction de la classe ouvrière ! »

Par l’exemple de leurs propres actes, les membres de l’équipe ouvrière de propagande entrée à l’École de Médecine Tchongchan à Kouangtcheou, en Chine du Sud, ont transformé les idées des étudiants qui méprisaient le travail manuel, les ouvriers et les paysans.

Vivant à l’école, ils participent eux-mêmes à toutes les occupations de la vie quotidienne. Ils font le ménage de leurs chambres et nettoient les lavabos. Ils aident à la cuisine et au garage et travaillent avec le personnel de la clinique. Ils ont pris l’initiative de travailler partout.

À l’école, ils ont accroché de nombreux portraits du président Mao et ses citations, et ont révolutionnarisé l’aspect de l’école.

Et rapidement, toute l’atmosphère politique en a été changée.

Les étudiants et enseignants révolutionnaires en ont été profondément émus.

Certains ont dit : « Nous sommes des étudiants en médecine, pourtant nous ne prêtons pas attention à l’hygiène. Nous devrions être honteux de voir que ce sont les ouvriers qui nettoient pour nous ! »

Des étudiants ont apposé des journaux muraux écrits en gros caractères, analysant le mode de vie qui a dorloté les jeunes, comme le dépeint cette phrase : « Quand les vêtements sont prêts, je les mets ; quand le repas est servi, j’ouvre la bouche.»

Ils ont exprimé leur détermination de prendre exemple sur la classe ouvrière, de participer avec enthousiasme au travail manuel en vue de transformer complètement leurs idées bourgeoises de mépris pour le travail physique, de dédain des ouvriers et paysans.

Beaucoup d’étudiants de dernière année ont affermi leur décision d’aller travailler à la campagne, d’aller parmi les paysans pauvres et les paysans moyens de la couche inférieure afin de réformer radicalement leur conception bourgeoise du monde et de mieux servir le peuple travailleur.

Un étudiant a dit très justement: « Nous voulons être les continuateurs de la cause révolutionnaire du prolétariat, c’est-à-dire, comme l’a indiqué le président Mao, des travailleurs cultivés, ayant une conscience socialiste.

À cet égard, la classe ouvrière est notre meilleur enseignant ! »


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