Mener des activités sportives militaires pour défendre la patrie socialiste

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Le socialisme remplace le capitalisme, parce que celui-ci a fait son temps : il a joué un rôle historique, mais s’avère dépassé par rapport à la nouvelle étape.

C’est que le capitalisme est un mode de production qui permet d’élever le niveau des forces productives, en unifiant les forces de travail disponibles, en les élargissant, en les modernisant.

Mais une fois cela fait, l’humanité peut profiter des acquis pour passer à autre chose et c’est là que commence le retour à la Nature, en conservant les acquis.

Karl Marx, dans le Livre troisième du Capital, nous dit du mode de production capitaliste :

« Bien plus que tout autre système de production, c’est un gaspilleur d’hommes, de travail vivant, un dilapidateur de chair et de sang, mais aussi de nerfs et de cerveaux.

En fait, c’est seulement par le gaspillage le plus énorme du développement d’individus particuliers qu’est assuré et réalisé le développement de l’humanité en général, au cours de l’époque historique qui précède immédiatement la reconstitution consciente de la société humaine. »

L’humanité n’était pas assez unifiée ; le mode de production capitaliste réalise cette tâche, même si c’est au prix d’un gâchis immense.

L’humanité n’est d’ailleurs pas consciente du processus, qu’elle subit, tout comme elle a subi le féodalisme et l’esclavagisme.

La société qui a précédé, celle du communisme primitif, était quant à elle réellement humaine – c’est elle qu’il s’agit de reconstituer.

Cependant, cette reconstitution se fait consciemment ; l’humanité a compris qu’elle relevait d’un animal, l’être humain, qui a fait un détour dans son développement.

Cela veut dire que, dans ce processus, l’humanité sait alors d’où elle vient et où elle va. Le communisme futur est un écho du communisme passé – c’est une reconstitution.

Toutefois, l’humanité a cette fois conscience de sa situation, grâce à son parcours historique propre, qui va fusionner alors avec la Nature, où l’humanité retourne en animal désormais socialisé et productif.

Cela sous-tend un paradoxe historique : entre les communismes, la société humaine n’est plus humaine.

Elle est humaine, car c’est l’humanité qui est la protagoniste de l’Histoire et elle modifie la planète en même temps.

Cette humanité indépendante est cependant une absurdité en soi, car l’humanité ne peut pas exister autrement qu’en rapport dialectique assumé et positif avec la planète comme Biosphère, avec la Nature.

C’est ainsi parce qu’elle agit indépendamment, de manière relative, que l’humanité peut être amenée à prendre conscience ; cette prise de conscience implique en même temps de comprendre qu’il ne saurait y avoir d’indépendance, que l’humanité ne peut pas être « un empire dans un empire », comme l’a dit Spinoza.

Cela veut dire aussi que l’humanité, dans le processus de reconstitution consciente d’elle-même en tant que société réelle, doit se nier elle-même pour s’affirmer.

L’humanité consciente, non « indépendante » par rapport à la Nature, doit pour exister combattre l’humanité non consciente qui prétend à l’indépendance par rapport à la Nature.

C’est un processus de déchirement où l’humanité doit cesser d’être elle-même pour redevenir enfin elle-même ; le communisme ne met pas seulement un terme au capitalisme, il se débarrasse également des parcours féodal et auparavant esclavagiste.

La reconstitution de la société humaine implique donc une révolution culturelle, et même plusieurs, afin de dépasser ce qui a été accumulé de manière erronée dans le processus « indépendant » qui culmine dans le retour à la Nature.

Les mentalités qui font obstacle n’ont pas été produites que par le capitalisme ; elles l’ont été également par l’esclavagisme et par le féodalisme, et l’ensemble forme un seul bloc où l’humanité s’imagine séparée du reste, alors qu’elle n’est en fait que séparée d’elle-même, car séparée de la Nature.

C’est ce que dit déjà Karl Marx dans ses Manuscrits de 1844 :

« Le communisme, abolition positive de la propriété privée (elle-même aliénation humaine de soi) et par conséquent appropriation réelle de l’essence humaine par l’homme et pour l’homme ; donc retour total de l’homme pour soi en tant qu’homme social, c’est-à-dire humain, retour conscient et qui s’est opéré en conservant toute la richesse du développement antérieur.

Ce communisme en tant que naturalisme achevé = humanisme, en tant qu’humanisme achevé = naturalisme ; il est la vraie solution de l’antagonisme entre l’homme et la nature, entre l’homme et l’homme, la vraie solution de la lutte entre existence et essence, entre objectivation et affirmation de soi, entre liberté et nécessité, entre individu et genre.

Il est l’énigme résolue de l’histoire et il se connaît comme cette solution. »

Ce communisme second, qui revient au communisme primitif mais en conservant les acquis, « se connaît comme cette solution », comme « énigme résolue de l’histoire ».

Car la société humaine communiste est consciente d’elle-même et de ce qu’elle est par rapport au passé.

Elle sait que l’humanité a eu un parcours inégal par rapport aux autres animaux, et que le sens de ce détour est d’arriver au Communisme.

Le socialisme est ainsi, au sens strict, le processus de reconstitution ; il porte déjà le communisme, car il est le communisme se généralisant.


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