Début mars 2026, le président américain Donald Trump expliquait qu’il n’accepterait de la part de la république islamique d’Iran qu’une « capitulation sans conditions ». Mi-juin 2026, il se voit dans l’obligation d’établir un accord avec celle-ci, qui dans le fond ne change pas grand-chose et rétablit surtout la situation d’avant l’intervention américaine.
Beaucoup de commentateurs considèrent que c’est un recul de la part des États-Unis et même une défaite pour Donald Trump. Le régime iranien est resté en place, il peut prétendre davantage qu’avant contrôler le détroit d’Ormuz.
Les États-Unis ont dépensé une fortune au cours de la guerre, autour de cent milliards de dollars, tout cela pour constater que désormais la république islamique d’Iran peut utiliser des missiles et des drones dans tout le Moyen-Orient.
Tout cela ne semble donc pas fameux et Donald Trump apparaît comme un vantard et un prétentieux, à la tête d’une administration américaine qui semble désorganisée et peu efficace. Une telle approche des choses amène toutefois à rater l’essentiel.
En effet, cet accord n’a été rendu possible que par une seule chose, dont personne ne parle absolument jamais : la peur de la révolution iranienne.
La superpuissance impérialiste américaine veut bien sûr faire tomber le régime iranien, mais pas à n’importe quel prix. Il y a toujours quelque chose qui unit les dominants : la peur de la mobilisation de masse, la peur des masses en armes, la peur des masses qui utilisent leurs armes.
De par les contradictions en Iran, si une révolution se produit – et elle se produira inéluctablement – la déflagration serait immense (elle sera immense !). Par conséquent, les États-Unis ne veulent pas jouer avec le feu et préfèrent reculer plutôt qu’installer une situation où ce ne serait plus leur victoire, mais une combinaison d’effondrements de l’Iran, avec les masses qui se mettent en mouvement. Il y a ici une convergence réactionnaire du régime iranien et des États-Unis.
Il faut se rappeler d’ailleurs de pourquoi les États-Unis sont intervenus, avec Israël, au début de l’année 2026. Cela suit directement les immenses mobilisations de masse dans absolument tout le pays, avec une répression sanglante. Combien de gens ont été tués ? On ne le sait toujours pas, mais le chiffre doit tourner autour de 15 000, allant jusqu’à 35 000 possiblement.
Combien de gens ont été blessés ? Sans doute dix fois plus. Ce qui montre bien que les manifestations, qui se sont tenues dans absolument tout le pays, présentaient un aspect de dimension nationale ; le peuple a été gravé par cet événement historique et il l’est encore dans sa chair. Cela a été l’actualité puissante de l’histoire iranienne et cela ne peut pas être effacé.
Un tel événement historique constitue, indubitablement, le début de la révolution iranienne. La contradiction a été posée, dans un immense sacrifice populaire, et une fois celle-ci posée, il n’y a plus aucun retour en arrière de possible. Le régime peut se centraliser comme il le voudra, prolonger sa terreur et généraliser son bourrage de crâne, cela n’y changera rien.
L’avenir appartient à la révolution iranienne. Le prolongement de la guerre a amené les réactionnaires à sentir que cela risquait de devenir le cas à court terme et c’est ce qui détermine l’obligation tant pour la superpuissance impérialiste américaine que pour le capitalisme bureaucratique expansionniste iranien de devoir composer et accepter un accord.
Regardons le contenu de l’accord et on comprendra alors que ce qu’on y lit est tout à fait secondaire. D’ailleurs, tous les observateurs constatent que les décisions communes ne sont pas applicables, qu’il faudra des négociations très longues dans tous les cas. C’est bien la preuve que l’essentiel n’est pas là.
Ce qui compte, c’est le pragmatisme et les intérêts bien compris des uns et des autres. Il y a ainsi, avant tout, le cessez-le-feu, qui concerne les « alliés » également. C’est donc un compromis entre les États-Unis et Israël d’une part, « l’axe de la résistance » de l’autre (soit l’Iran, les Houthis du Yémen, le Hezbollah libanais, les milices chiites irakiennes, à quoi il faut ajouter en fait le Hamas et le FPLP palestiniens).
Ce cessez-le-feu s’étend jusqu’à une reconnaissance de la souveraineté des uns et des autres, donc de fait l’abandon, du côté américain, de la volonté assumée de changer le régime en Iran.
Du côté iranien, cela veut dire également accepter de s’insérer dans le jeu de repartage du monde, en cessant sa prétention d’être un régime totalement à part. C’est très lourd de conséquence sur le plan idéologique et cela souligne comment les mollahs ont cédé la place aux « Gardiens de la Révolution ». L’idéalisme religieux fanatique et théocratique est remplacé par un expansionnisme religieux franchement militariste.
Un autre point de l’accord est que le passage des navires dans le détroit d’Ormuz est rétabli ; d’ici trente jours tout doit revenir à la normale. D’ici soixante jours, un accord définitif sera fait et alors les sanctions américaines contre la république islamique d’Iran devront être abandonnées.
Quand on voit cela, on peut se dire que c’est une « victoire » iranienne, mais il y a également le principe de 300 milliards de dollars d’investissements dans la reconstruction qui devront être réalisés par les États-Unis et « ses partenaires régionaux ». En langage concret, cela veut dire une pénétration du capital américain et du capital des pétro-monarchies environnantes en Iran.
Afin de bien assurer la stabilité de ce capital, l’Iran assume de ne jamais avoir d’armes atomiques et, en échange, les États-Unis feront immédiatement des exceptions aux sanctions économiques et financières existantes et dégèleront les comptes bloqués. Une telle mesure sauve le régime iranien et c’est bien là l’essentiel pour lui. Les modalités sont, en fait, tout à fait secondaires, car le fond de l’accord est qu’il se réalise sur le dos des masses iraniennes.
Le régime a accès à de l’argent frais ; il peut continuer à vendre du pétrole facilement et commencer la reconstruction après les destructions de la guerre. Le capitalisme mondial est heureux que le détroit d’Ormuz soit ouvert, les États-Unis peuvent procéder à des investissements, qui viseront à manoeuvrer de l’intérieur du régime lui-même.
Le capitalisme bureaucratique iranien s’adapte donc à une nouvelle situation, mais il se maintient dans ses fondamentaux. Tout a changé pour que rien ne change, exactement comme au Venezuela.
Il est indéniable que l’accord américano-iranien apporte un immense prestige au régime, surtout que celui-ci présente les faits de manière résolument unilatérale. Alors qu’il vacillait sous les coups des masses en janvier 2026, il se retrouve en juin 2026 avec
une nouvelle légitimité en raison de l’insuccès américain à le renverser.
C’est inévitable à court terme. Les gens veulent sortir des horreurs des bombardements américains et de la misère accentuée par le blocus américain ; les commerçants et les marchands espèrent une reprise de leurs affaires et, en général, chacun veut en revenir à ses affaires, depuis le plombier jusqu’au fonctionnaire. C’est ainsi un nouveau départ pour le régime qui chapeaute la reprise du cours de la vie quotidienne.
Qui plus est, alors que les événements de janvier 2026 ne posaient pas d’alternative politique ou idéologique, le régime a su montrer qu’il était en mesure de s’adapter et même de se perpétuer alors qu’une, deux, trois couches de hauts dirigeants ont été décapitées par les frappes américaines. Le régime ne manque pas, dans un tel contexte, de se présenter comme invincible et historiquement tout à fait « iranien ».
Et c’est d’autant plus vrai qu’il a réussi à empêcher la naissance de toute opposition. Les révolutionnaires iraniens sont bien trop faibles, voire quasi inexistants. Les moudjahiddines du peuple établissent une résistance bien présente, mais leur orientation est trop peu claire, sauf pour la soumission ouverte aux intérêts américains.
Inversement, l’Iran appartient aux BRICS, aux côtés du Brésil, de la Russie, de l’Inde et de la Chine ; son pétrole va surtout à la Chine et ses liens militaires avec la Russie sont fondamentaux.
Cela veut dire que, d’une manière ou d’une autre, le régime peut prétendre avoir une perspective et que le temps joue pour lui. Il peut même prétendre avoir vaincu à la fois une révolte intérieure et une agression extérieure et, par conséquent, être bien plus solide qu’auparavant.
Pourtant, la révolution iranienne est inévitable. Cette force immense du régime est, dialectiquement, l’annonce de son effondrement.
C’est que, si on regarde bien les choses, la force apparente du régime iranien ne réside que dans sa centralisation face aux événements qui l’ont fait vaciller.
La base des couches dominantes se réduit, par conséquent ; même s’il y a une prétention à représenter l’ensemble du pays, en pratique le capitalisme bureaucratique s’appuie sur une minorité toujours moins importante dans le pays.
Le processus a été le suivant : dans le contexte de la guerre avec les États-Unis, tous les leviers ont été employés pour réprimer et militariser, pour rendre opérationnelles les forces armées.
Même s’il y a l’armée, en pratique ce sont les « Gardiens de la Révolution » qui décidaient des orientations tactiques et stratégiques sur le plan militaire. Ce sont eux qui ont organisé des rassemblements de masse, nuit et jour, sur certains sites iraniens.
Les « Gardiens de la Révolution », avec la répression de janvier 2026 puis l’organisation de la réponse militaire iranienne face aux États-Unis, sont passés du rôle d’outil du régime, de levier idéologico-militaire, à une force militarisée prenant les commandes à tous les niveaux.
Ce fut une réelle déchirure dans le capitalisme bureaucratique iranien et d’ailleurs personne n’a pu ne pas voir qu’il a existé une certaine forme de mésentente entre deux factions en Iran. On a eu ainsi les pragmatiques pro-négociation, d’orientation nationaliste et religieuse, avec le président du parlement Mohammad Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghtchi, ainsi que le président Massoud Pezechkian.
On a eu, à l’opposé, les partisans les plus acharnés de « l’axe de la résistance » et tenants d’un suprématisme chiite, et donc anti-négociations, avec Saïd Jalili, appuyé par le Front de la Stabilité de la Révolution islamique (Paydari).
Les « Gardiens de la Révolution » sont entre les deux ; ils servent de point de fixation du régime, qui sans eux s’effondrerait sous le poids des divergences.
Auparavant, ils accompagnaient des nuances ; désormais, ils sont les arbitres des différences.
Donnons tout de suite un exemple d’arbitrage, pour bien comprendre les choses. Le « guide suprême », Mojtaba Khamenei, a déclaré le 18 juin 2026 avoir une « opinion différente » au sujet de l’accord avec les États-Unis, mais l’avoir validé tout de même.
Voici ses propos exacts :
« J’avais une opinion différente, mais j’ai donné mon autorisation en raison de l’engagement que le respectable président [Massoud Pezechkian], en tant que président du Conseil suprême de sécurité nationale, a pris envers moi en son nom et au nom des autres membres pour protéger les droits de la nation iranienne et du front de la résistance. »
Pourquoi cela ? C’est que la guerre a commencé par la liquidation du guide suprême Ali Khamenei, en place depuis 1989 et successeur direct de Rouhollah Khomeini, le fondateur du régime. Mojtaba Khamenei a alors été élu.
Mais le choix fut loin d’être unanime. Lors de son élection comme guide suprême, il a eu contre lui 25 des 88 membres de « l’Assemblée des Experts », en raison d’une opposition interne relevant en fait des religieux. Son parcours n’était pas considéré
comme conforme pour avoir un tel rôle.
Qui plus est, comme Mojtaba Khamenei est grièvement blessé, il n’apparaît jamais en public et ce sont les « Gardiens de la Révolution » qui sont à la manœuvre pour rendre publiques ses décisions, qui sont lues dans les médias.
Quand on lit le message de Mojtaba Khamenei, on comprend donc qu’il dit que les « Gardiens de la Révolution » sont plutôt d’accord avec les ultras, mais qu’ils sont d’accord pour un compromis avec les partisans d’un accord.
C’est un accord dans l’accord, ce qui correspond tout à fait au style de la république islamique d’Iran, qui dès 1989 sur un savant équilibre entre les différentes forces et factions, de manière d’ailleurs typiquement orientale.
On connaît les propos de Charles de Gaulle, emblématiques de la découverte de la complexité des pays marqués par l’Islam qui, historiquement selon le matérialisme dialectique, a établi un féodalisme par en haut : « Vers l’Orient compliqué je volais avec des idées simples ». Constatons ici brièvement ce que cela veut dire pour l’Iran, où même les modérés ne le sont en fait pas.
Car ce qui distingue réellement telle ou telle figure de la république islamique d’Iran, c’est sur ce quoi elle met l’accent. Cela reflète des intérêts très concrets propres à telle ou telle faction.
Si on prend par exemple Mahmoud Ahmadinejad, qui fut maire de Téhéran et président de la république, on peut voir que par le passé il était violemment entré en conflit avec le guide suprême Ali Khamenei, au point que son entourage fut qualifié de « courant déviant ». Mahmoud Ahmadinejad reste, cependant, un fanatique religieux ; la seule différence était qu’il voulait promouvoir le nationalisme et ouvertement « iraniser » le chiisme.
Il représentait une faction bourgeoise bureaucratique soucieuse d’un statu quo et se méfiant de l’aventurisme propre au soutien généralisé à « l’axe de la résistance » au Moyen-Orient.
De la même manière, le partisan des négociations Mohammad Ghalibaf est président de l’assemblée, après avoir été maire de Téhéran (c’est sous son mandat que commença la construction du plus grand « mall » du monde, avec 1 950 000 m²). Il est connu pour dénoncer les « 4 % » qui « sucent le sang » du reste des Iraniens. Mais lui-même est un conservateur, devenu à 22 ans un commandant des « Gardiens de la Révolution ».
A également fait partie de ces derniers la principale figure religieuse des « ultras », l’ayatollah Mahdi Mirbaqiri ; on l’aura compris, on retombe toujours sur les « Gardiens de la Révolution ».
C’est ce qui permet de comprendre la nature du régime, au-delà des différences apparentes.
En fait, tout est une question de rapports de force entre les factions des couches dominantes, dont les intérêts peuvent diverger. De par la nature du régime, il y a toujours des priorités pour forcer la stabilisation, et les intérêts divergents aboutissent à mettre l’accent sur tel ou tel aspect, ce qui amène à des conflits.
Et au coeur de cette compétition interne, on a historiquement les « Gardiens de la Révolution » qui font office de système nerveux du régime, avec comme financement de très nombreuses entreprises contrôlant autour de 50 % de l’économie, avec bien entendu un appui systématique de l’État.
La constitution iranienne avait déjà été modifiée en 2004, afin de permettre leur contrôle sur toutes les principales branches de l’économie. C’était une centralisation liée aux sanctions américaines et occidentales en général contre le régime.
Et cette mise en place d’un capitalisme bureaucratique systématisé s’est donc accélérée. L’écrasement de la vaste révolte dans tout l’Iran de janvier 2026 a été mené par les « Gardiens de la Révolution ». Et le nouveau dirigeant de ce dernier, Ahmad Vahidi, fut auparavant responsable de leurs services de renseignement, ce qui correspond à une tendance ouvertement terroriste.
Pendant la guerre, ce sont les « Gardiens de la Révolution » qui décidaient du cours des événements du point de vue iranien ; le guide suprême Mojtaba Khamenei est sous leur coupe.
Ainsi, « Gardiens de la Révolution » sont devenus le nexus même de la situation, le réel poste de contrôle du capitalisme bureaucratique iranien, l’ennemi numéro un du peuple iranien.
Quand on voit tout cela, on comprend comment l’accord a été signé et pourquoi, malgré tout, il n’y a aucune clarté ni de formalisation vraiment nette. C’est un aspect très important, qui relève de la confusion qui prévaut désormais entre la guerre et la paix, l’un devenant l’autre et inversement.
Ce qui caractérise la crise générale, c’est toujours l’effondrement des valeurs, la perte de sens des concepts, la confusion généralisée. C’est valable jusque dans les collisions entre grandes puissances, entre petites puissances, entre grandes et petites puissances. C’est que l’effondrement l’emporte dans tous les domaines et même dans le repartage du monde, il est difficile pour les uns et les autres de s’y retrouver. C’est ce qui fait qu’on ne sait pas si Donald Trump, ou avant lui Adolf Hitler ou bien d’autres, sont de vrais stratèges ou des figures totalement délirantes.
Un exemple flagrant est que, tout au long des négociations irano-américaines, c’est le Pakistan qui a servi de principal intermédiaire lors des négociations, car la république islamique d’Iran refuse historiquement de discuter directement avec les États-Unis.
Et pourtant, de manière donc surprenante, il devait y avoir une cérémonie commune de signature en Suisse, le 19 juin 2026, et le début de négociations en présence de représentants du Qatar et du Pakistan. Puis, finalement, la république islamique d’Iran a tout annulé à la dernière seconde, justement comme on le devine bien en raison de la portée qu’aurait une discussion « ouverte » avec les États-Unis.
Une autre scène également étrange ou décadente a eu lieu le 17 juin 2026, puisque Donald Trump a mis en scène sa signature de l’accord irano-américain, en plein dîner à Versailles, dans le cadre de la tenue en France du G7.
Pourquoi a-t-il décidé cela, sans prévenir personne, alors qu’il l’avait déjà paraphé électroniquement ? En un sens, c’est pour le valider, puisque le document a été signé publiquement, puis photographié et envoyé en Iran. Mais de l’autre, ce n’était pas du tout le moment.
C’est là aussi un exemple du grand n’importe quoi, qui correspond à la fin d’une époque.
Pour résumer, tant la superpuissance impérialiste américaine que la république islamique d’Iran sont des forces réactionnaires, condamnées à devenir plus puissantes pour s’effacer de l’histoire. Toute la guerre a été à la fois criminelle et absurde à tous les
niveaux. La coupure avec les peuples est absolument évidente.
On était dans l’impérialisme d’une part, l’expansionnisme d’autre part, de manière claire pour tout le monde. Les États-Unis ont fait un pas de plus vers leur disparition comme superpuissance hégémonique. Et pour la république islamique d’Iran, les jours sont
comptés.
Car une fois tout ce processus de conflit poussé jusqu’à son bout, il faut bien que tout se relance et là, le processus qui a eu lieu apparaît comme sans retour. Les « Gardiens de la Révolution » apparaissent alors comme la force non plus simplement devenue principale, mais réellement dominatrice, se confondant avec le régime lui-même.
Ce que cela veut dire, c’est que le régime était autrefois terroriste, et que maintenant on a le terrorisme comme régime. C’est l’apogée du capitalisme bureaucratique iranien et par conséquent le moment où la révolution iranienne ne peut que s’enclencher pour le renverser.
Les « Gardiens de la Révolution » étant présents dans tous les domaines en tant que force dirigeante, mettent à nu le régime aux yeux des masses. La république islamique d’Iran s’est transformée, sous l’égide de son noyau dur militaro-idéologique, en aventurisme bureaucratique militarisé et expansionniste.
Il est donc absolument inévitable que la lutte armée se généralise contre le régime, portée par des masses populaires s’organisant à la base face à une tyrannie à la fois ultra-centralisée et résolument dispersée à tous les niveaux : idéologique, culturel, religieux, social, économique, politique.
Le triomphe des « Gardiens de la Révolution » annonce la victoire réelle de leur contradiction : les masses populaires en armes révolutionnant tous les domaines de la société iranienne.