Cet article a été transmis pour la première fois par la Radio de la Grèce Libre le 6.8.49.

par PETROS ROUSSOS

L’agence télégraphique « Grèce Libre » a révélé que le 5 juillet 1949 des officiers de Tito ont collaboré à la frontière avec des collègues monarcho-fascistes.

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A cette collaboration ont participé des officiers américains et anglais. La même agence dénonce encore le fait que, au cours des opérations à Kaimaktchalan, des troupes monarcho-fascistes ont utilisé le territoire yougoslave, pour attaquer des unités de la DSE.

Comme de juste cette révélation fit sensation dans l’opinion mondiale démocratique non informée. Les gouvernants de Belgrade ont tâché de démentir l’irréfutable et leur chef Tito, dans un discours prononcé à Pola le 10 juillet a. c., s’est livré à des infâmes insultes contre notre lutte démocratique et ses chefs.

Cependant les insultes ne peuvent jamais couvrir les faits. Quelques jours s’écoulèrent et la soi-disant commission Balkanique vint confirmer que le 7 juillet une rencontre entre de membres de cette Commission et un officier supérieur yougoslave avait eu lieu en effet et que la Yougoslavie « a fermé la frontière ».

Les événements ont leur logique inéluctable et dans ce cas il était évident pour chaque militant de notre camp, que le groupe de Tito aboutirait, aussi dans ses rapports avec le camp démocratique de la Grèce, là même où elle a fini avec tout le camp démocratique et socialiste du monde : à l’hostilité et a la trahison. C’est la logique de la défection de ceux qui se sont dressés contre l’URSS et les pays de démocratie populaire.

Aucun communiste de la Grèce n’avait le moindre doute quant à l’évolution du groupe de Tito, dès le moment que fut connue sa position antibolchevik.

Mais sa conduite précédente envers le PCG et les problèmes de la Grèce fut assez instructive pour nous.

Des raisons spécifiques, qui dérivent du fait que notre Parti et notre peuple sont engagés dans l’âpre guerre de libération, ont fait remettre une complète révélation de la conduite traîtresse de Tito envers la lutte libératrice de notre peuple. Si l’équipe de Belgrade a cru qu’elle pourrait spéculer sur ce fait, ou si elle s’était faite des illusions sur la position du PCG, elle éprouve aujourd’hui une déception bien naturelle.

La révélation de sa politique traîtresse dans ses relations avec nous, nous oblige de remonter un peu dans le passé. Dans une série de questions fondamentales le C.C. du PCY a pris, dès le début, une position d’incompréhension, une position anticommuniste, hostile et suspecte.

Les nécessités urgentes de la lutte contre l’impérialisme imposèrent et permirent au CC du PCG de mettre de côté ces divergences et de collaborer d’une manière communiste appropriée pour forger entre les deux Partis communistes — et voisins — les relations fraternelles internationales indispensables. Personne ne peut dire que le CC du PCG n’a pas rempli ce devoir. Mais depuis que le CC du PCY a commencé à s’éloigner toujours plus du camp communiste international, il a aussi inauguré envers nous la même politique de sape et de sabotage.

Pour nous, les communistes grecs, ce fut une récidive qui montrait qu’au fond le groupe de Tito ne fut jamais communiste. A l’heure actuelle nous sommes forcés de penser s’il ne fut même sournoisement antibolchévik, anticommuniste.

Toute la ligne de conduite du CC du PCY envers le PCG et le peuple de la Grèce, au cours de la première occupation constitue un effort anti-réaliste et sans fondements, d’hégémonie dans notre lutte nationale de libération, un effort de saper l’oeuvre et l’autorité du PCG dans le peuple.

Mais comme il a été démontré actuellement. Tito et ses amis ont suivi la même politique dans la pratique envers tous les Partis frères et surtout envers le Partis communistes des Balkans.

Très caractéristique est particulièrement son attitude envers la Démocratie Populaire Albanaise.

Dans cette politique envers nous, les titistes ont exploité trois points :

Primo, la lutte armée des peuples de la Yougoslavie, qui fut possible seulement grâce à la guerre antihitlérienne et aux sacrifices de l’Union Soviétique. Secondo, l’existence d’une minorité macédonienne dans notre pays comme partie du peuple de la Macédoine. Tertio, certaines fautes de la direction de notre Parti, que le CC du PCY exagérait systématiquement pour arriver à ses buts dès lors nationalistes et trotskistes.

Très peu de camarades à l’étranger savent que, vers la fin de l’occupation des fascistes allemands, le groupe de Tito a divisé l’ELAS et au moment critique, où nous chassions les hitléro-fascistes de notre territoire, il incita à la défection un régiment entier de l’ELAS et l’entraîne en Macédoine Yougoslave, en disant que la politique nationale du PCG fut une politique nationaliste de trahison.

La plate-forme de Tito au problème macédonien constitue un exemple classique d’ignorance de la politique marxiste-léniniste dans la question nationale, d’incapacité de comprendre la tactique léniniste-staliniste, incapacité qui est déterminée par un nationalisme bourgeois effréné et un aventurisme trotskiste.

Son but et son idée fixe était d’annexer la Macédoine de l’Egée à la Yougoslavie. Dans aucun domaine la clique de Tito n’a nui et ne pouvait nuire plus au mouvement de libération nationale de la Grèce — tant des Grecs que des Macédoniens — qu’elle l’a fait dans la question macédonienne.

Avec cette politique le groupe de Tito faisait le jeu de l’impérialisme qui déploie des efforts désespérés pour garder la Grèce comme une tête-de-pont contre les pays de démocratie populaire et l’Union Soviétique dans les Balkans et qui dans ce but, par ses agents, faisait et continue à faire tout son possible pour semer la discorde entre les Grecs et les Macédoniens, parmi les Macédoniens eux-mêmes et entre tous les peuples des Balkans.

Il a fourni des arguments au monarcho-fascisme pour soulever la plus grande campagne possible contre le PCG, une campagne qui avait comme but la dislocation du grand front de libération nationale de l’EAM et qui, plus encore aujourd’hui, vise à disloquer la DSE.

Dans le Parti communiste entier de Yougoslavie, dans l’armée et au peuple on répandait l’idée que le PCG tout entier était opportuniste, « anglais ».

Tous les cadres du PCG, Zachariadis lui-même (à cette époque incarcéré à Dachau) furent calomniés comme mouchards ; uniquement Tito et sa clique étaient présentés comme monopolisateurs de l’application de la ligne bolchévik.

Il est vrai que pour un certain temps le groupe de Belgrade réussit à créer une certaine confusion.

Les traîtres et carrieristes ne peuvent cependant pas se cacher à l’infini. Au moment critique ils furent dévoilés.

Toutes les accusations de nationalisme et de chauvinisme adressées à l’équipe Tito par le CC du Parti Bolchévik dans ses lettres, ainsi que la résolution du Bureau d’Informations contre le groupe de Tito, avaient déjà été confirmées par anticipation dans un état embryonnaire, au moins dans la conduite de ce groupe envers la lutte du peuple grec.

Mais aussi dans la nouvelle phase de notre lutte contre les Anglo-Américains et les monarcho-fascistes les chefs du PCY ne laissèrent se perdre aucune occasion pour calomnier et saper indirectement les Partis frères, p. ex. ceux de Bulgarie, d’Albanie, de Tchécoslovaquie, de Hongrie, de Roumanie et le Parti Bolchevik lui-même, ce qui augmente de nou-veau notre soupçon quant à leurs tendances internationalistes et chauvinistes.

Sur ce point il convient de dire que la clique de Tito, conséquente à son point de départ aventurier, antimarxiste et antiléniniste, s’efforçait de toute façon de démontrer que les autres Partis frères, avec le PC de l’Union Soviétique et le camarade Staline en tête, sous-estimaient soit-disant la lutte du peuple grec dont le seul défenseur fut Tito et son groupe.

Tandis qu’en vérité le groupe de Tito, comme cela a été prouvé, ne fit rien d’autre que de servir ses plans nationalistes de domination dans les Balkans contre les Démocraties Populaires et au profit de l’infiltration de l’impérialisme.

Actuellement que ses plans ont été dévoilés et que l’outre de ses rêves de domination nationaliste a été dégonflée, il a recours à la collaboration ouverte avec le monarcho-fascisme et l’impérialisme, il frappe de dos notre lutte démocratique et par la méthode trotskiste il accuse nos alliés — les Démocraties Populaires et l’Union-Soviétique — d’avoir « vendu » le mouvement populaire de libération en Grèce.

Les journaux de la réaction à Athènes, à New-York, à Londres, à Paris et dans le monde entier ne disent rien de différent, rien de plus infâme. Il est cependant démontré que les infamies de la propagande titiste de 1949 sont en relation directe avec ses perfides intrigues précédentes que nous venons de rapporter.

Dans la période 1943-1944 Tito recevait de Churchill des quantités importantes de matériel de guerre.

Et tandis que les Anglais de Churchill et de Bevin se moquaient de nous en nous parachutant, p. ex. 17 fusils sans cartouches, ou quelque capote usée, ou bien des godilles toutes pour le même pied, le Quartier Général de Tito, avec lequel nous avions signé un accord de collaboration officiel, n’arriva jamais à nous aider.

En récompense de notre aide régulière et aux soins qu’offraient l’ELAS, et notre Parti, aux unités des maquisards de Tito en Macédoine, nous recevions les bêtises anti-marxistes et les calomnies de Tempo (Vouhmanovitch) et l’activité furieuse de dislocation qu’organisaient à Skoplje dans l’ELAS et parmi le peuple Macédonien, dès 1943, quand échoua la tentative de Tempo et de ses amis de mettre notre mouvement sous la tutelle de Tito.

Tempo est maintenant général-main droite de Tito dans l’armée.

Skoplje, où gouverne Colisefski, est de nouveau — et n’a jamais cessé de l’être — l’antre de la maffia qui ourdit et dirige tous les actes d’espionnage de Tito contre la DSE, le PCG et la lutte populaire en Grèce. Malgré les démarches de notre Parti auprès du CC du PCY et malgré les assurances données par ce dernier, le travail de sape et de dissolution de la clique de Belgrade-Skopje n’a jamais cessé dans les rangs de notre mouvement.

Ce travail s’exprime par les faits fondamentaux suivants:

a) Propagande d’annexion à la Macédoine Yougoslave, de la Macédoine qui se trouve à la frontière grecque.

b) Organisation du travail pour gagner de nouveaux convertis dans son territoire.

c) Organisation d’un réseau de propagandistes et d’agents-espions avec Skopje comme centre et sous la direction directe du CC du PC de Macédoine.

d) Organisation d’un réseau d’agents dans les groupes des réfugiés macédoniens qui, ont cherché asile en Yougoslavie, fuyant les persécutions du monarcho-fascisme.

Persécution de tout élément qui désirait la fraternisation et la collaboration sincère avec les Grecs (et les Bulgares). Promotion aux postes importants des éléments les plus corrompus du mouvement macédonien dont plusieurs appartenaient dans le passé à la BMRO fasciste et ont collaboré avec l’Okhrana.

De même qu’en 1944, à l’heure actuelle aussi, ce sont les déserteurs de notre lutte, Keramiallef-Gotché et autres qui à la tête de ce travail de sape, sont les principaux piliers de Belgrade-Skopje. A une différence près, que maintenant ils ont été dévoilés et sont restés des commandants sans bataillons.

e) Organisation d’un réseau d’agents dans les groupes de réfugiés grecs (Bettlkès), attisage des querelles fractionnistes dans le but, de provoquer leur désagrégation et de les amener à se tourner contre le PCG.

Toutes ces manoeuvres ont lamentablement échoué grâce à l’attitude ferme du PCG et de ses [illisible], grâce à leur niveau idéologique internationaliste élevé et au développement grandiose de notre lutte armée.

Le CC du PCY camoufla pour un laps de temps important ces manoeuvres par des manifestations d’amitié à double face.

Mais quand la clique de Tito fut démasquée par le Bureau d’Informations et vit s’éteindre ses illusions d’annexer le PCG dans une politique antibolchévik funeste, quand elle vit échouer son travail de sape, en Macédoine, elle eut recours à une activité plus intense de désagrégation. Ses agents se mirent à cultiver et à semer sournoisement le mot d’ordre que la lutte de la DSE, est « vaine », que les Macédoniens versent « à tort » leur sang du moment que les Grecs « ont vendu leur lutte » — en mettant de cette façon dans le même sac communistes grecs et monarcho-fascistes grecs. Ils organisèrent une propagande défaitiste dans notre armée et notre peuple et ils encouragèrent un courant de fuite de la population (et des désertions de certains combattants de la DSE) vers la Macédoine Yougoslave.

Le Commandement Suprême de la DSE découvrit tout un réseau et se vit obligé de prendre de mesures sévères.

Conséquente à sa plate-forme antibolchévik et sa duplicité, la clique de Tito commença à persécuter les cadres de nos réfugiés en Yougoslavie par des moyens qui ne correspondaient nullement à ses déclarations d’hospitalité fraternelle.

C’est ainsi qu’en octobre de l’année dernière elle expulsa le Président du Conseil Municipal et d’autres cadres des réfugiés grecs, en les accusant de s’être exprimés en faveur de la ré-solution du Bureau d’Informations des Partis Communistes et Ouvriers.

La terreur exercée par le ministre de la Police Rankovitch s’étendit donc aussi comme il était naturel à nos combattants réfugiés.

Dans leurs derniers discours. Tito et son haut-par-leur Djilas nous ont rappelé sur un ton mélodramatique que la Yougoslavie a aidé la lutte de notre peuple, qu’elle a soigné nos réfugiés et nos enfants, qu’elle a toujours pris position en faveur de nos droits dans les corps internationaux, etc., etc.

Il est de notre devoir de déclarer que dans la Yougoslavie voisine — comme partout ailleurs —, ses peuples ont témoigné de la plus vive sympathie et donné le plus grand soutien à la lutte du peuple grec. Cependant il ne faut pas confondre ces sentiments avec la politique nationaliste chauviniste de leur gouvernement actuel, qui a exploité et exploite toujours sans scrupules les sympathies pures de ses peuples, pour amener la Yougoslavie là où ils l’ont amenée: à son isolement du camp démocratique international et de l’Union Soviétique, c’est-à-dire dans les bras de l’impérialisme et à la collaboration avec le monarcho-fascisme grec. Ce n’est pas tout. L’aides à nos réfugiés est actuellement une aide de camp de concentration.

Dans les groupes de nos enfants on désigne comme personnel des anciens collaborateurs de la Gestapo et de l’Ochrana, fasciste, comme un certain Colisefski, pour inculquer aux enfants le venin anti-hellénique, anti-macédonien et anti-internationaliste du nationalisme titiste.

Quant à l’appui diplomatique auquel se réfère Djilas, la réponse est donnée par l’article du « Times » du 14 juillet 1949 et par le communiqué de la fameuse Commission Balkanique (21-7-49) un vrai certificat de bonne conduite pour le gouvernement Tito, qui « a fermé les frontières » aux andartès grecs, c.-à.-d. qu’il a ouvert les frontières au monarcho-fascisme et aux Américains. Cela fut la contre-valeur des quelques dollars qu’on lui a promis comme emprunt.

Nous demandons. quelle est « la plus grande canaillerie et infamie », dont parlait Tito dans son discours de Pola: Le dévoilement de sa malhonnêteté ou son coup dans le dos des héros de notre lutte pour quelques écus ?

Toute la politique du CC du PCY dans tous les domaines a magistralement confirmé les constatations de la résolution de l’année dernière du Bureau d’Informations des Partis Communistes et Ouvriers, que le CC du PCY a dévié sur toute la ligne des thèses du marxisme-léninisme et qu’il mène la Yougoslavie au camp impérialiste.

Son effort de se présenter comme « mal compris » n’a pas duré longtemps.

Aujourd’hui tous les éléments du groupe de Tito ont été obligés de se démasquer: ils déversent avec incontinence leur fiel antisoviéttque.

Leur effort de se présenter comme la « troisième situation » ne trompe non plus personne. Dans la division actuelle du monde en deux camps opposés, celui qui n’est pas du côté de l’Union Soviétique, est d’une façon ou de l’autre contre elle, contre le camp démocratique mondial, un appui de l’impérialisme.

La vérité c’est qu’il y avait dans la vie du PCY assez de points qui donnaient à penser et qui trahissaient une certaine anomalie… Arrêtons-nous à quelques-uns:

a) Le führerisme du régime, qui n’avait rien à faire avec l’élection démocratique et, comme nous le voyons, avec l’amour sincère du peuple entier envers ses fiefs qu’on observe dans les autres Partis Communistes.

Dans la vie quotidienne Tito fut tout, et non le PCY.

b) Le style militaire dans lequel fonctionnait le Parti et la dissimulation systématique du visage du Parti comme avant garde de la classe ouvrière et guide du peuple.

Au contraire, le Front Populaire, qui fut constitué après la guerre, se présentait comme expression unique du régime politique. Jamais jusqu’à la résolution du Bureau d’Informations, personne n’a appris qui forment la direction, ni ce que fait le CC comme organe directeur, central et collectif, du Parti.

Le manque d’un organe théorique collectif est caractéristique de la sous-estimation de l’analyse marxiste-léniniste des problèmes du Parti. Les chefs yougoslaves s’en justifiaient en disant qu’ils éditaient un organe théorique « toutes les fois qu’il y a des problèmes » comme si la vie ne posait pas quotidiennement des problèmes.

Dans là pratique cela voulait dire que l’organe théorique paraissait quand il avait à publier quelque article de Tito, de Cardelj, de Djilas. Comme dans toutes les questions de politique générale, de même dans la question grecque, la direction yougoslave s’est énormément trompée.

Surestimant son rôle, dans la période de la lutte contre l’hitlérisme, il voulut rayer le fait principal que l’héroïsme des peuples yougoslaves dans la Résistance de 1941-45, fut possible uniquement grâce à la guerre de l’Armée Rouge.

C’est de la même façon qu’elle a sous-estimé le PCG. Les facteurs suivants pris dans l’histoire du PCG ont échappé à la clique des néophytes « marxistes-léninistes » et en vérité trotskistes:

a) Que notre Parti dès le premier moment de sa naissance s’est rangé sans réserves et activement du côté du Parti Bolchévik, et de la Révolution d’octobre; qu’il s’est développé sous le souffle de cette révolution depuis sa constitution et qu’il a mené une lutte ouverte contre l’intervention antisoviétique des impérialistes en 1918.

b) Que dès le premier moment de la manifestation antiléniniste du trotskisme dans le Parti bolchevik et ailleurs ainsi que chez ses agents grecs dans notre pays (liquidaristes, archiomarxistes, etc.) il lutta avec la plus grande âpreté pour démasquer et déraciner le trotskisme. Il lutta pour l’oeuvre de Lénine qui se trouve entre les dignes mains du camarade Staline.

Que les services rendus par le camarade Zachariadis dans ce sens sont inestimables et primordiales. De la même manière notre Parti a déraciné toute manifestation fractionniste antimarxiste-antiléniniste.

c) Qu’au moment de l’attaque perfide de l’hitlérisme contre l’URSS, en 1941, notre Parti arbora le drapeau de la Résistance nationale et lança au peuple le mot d’ordre: « La défense de l’Union Soviétique est le devoir suprême de tout patriote ».

Et malgré les difficultés spécifiques de la lutte sur le théâtre de guerre grec, malgré notre distance stratégique et géographique de l’Armée Rouge, le PCG resta fidèle à ce mot d’ordre, car pour tout communiste et honnête patriote de la Grèce (comme de tous les pays), l’Union Soviétique est l’incarnation et le rempart de la libération et de la renaissance socialiste de tous ces peuples.

Les dirigeants actuels yougoslaves ont ignoré ces simples vérités.

Et cela parce qu’ils n’étaient pas, comme il fut prouvé, imprégnés des principes du marxisme-léninisme. Ils continuent donc toujours à commettre sous une forme nouvelle — et dans une position beaucoup plus responsable — des vieux péchés de fractionnisme trotskiste au sein du PCY.

Personne plus que les combattants de la Grèce Démocratique ne s’afflige plus de l’état où ont jeté les peuples de la Yougoslavie ses gouvernants actuels.

Nous avons toujours gardé et nous gardons dans notre mémoire les souvenirs de la guérilla commune contre les hitlériens.

Nous sommes fermement persuadés que les combattants yougoslaves qui se sont sacrifiés au nom de la liberté dans le même camp avec tous les peuples au nom de leur indépendance nationale et sous les ailes de la grande Union Soviétique, ne permettront pas eux non plus qu’on vende si vilement la récompense de leur victoire. Nous croyons au sain internationalisme de la grande majorité des communistes de la Yougoslavie, qui trouveront le moyen de se débarrasser du groupe antisoviétique des traîtres Tito-Rankovitch-Cardelj-Djilas.

Nous croyons à l’invincibilité des grandes idées de Marx-Engels-Lénine-Staline et du grand front mondial de la Démocratie et du Socialisme.

Les vrais camarades et patriotes de la Yougoslavie trouveront toujours dans le PCG et chez le peuple démocratique, le fidèle allié et ami, malgré tout le sang que coûte à notre peuple la pression forcenée de l’impérialisme américain et anglais et du monarcho-fascisme, auxquels adhère maintenant la clique de Tito. C’est l’intérêt commun de nous débarrasser de l’impérialisme, du fascisme et du titisme qui le demande.

C’est à Belgrade que fut tué par les Turcs, en 1798, le premier grand martyr de la Démocratie balkanique et de la fraternité des peuples balkaniques, notre compatriote Rigas Velestinlis.

Cependant très peu parmi les dirigeants actuels de la Yougoslavie, aveuglés par le nationalisme bourgeois en ont une idée.

Au lieu de cultiver les liens démocratiques, des luttes communistes dans l’amour de la liberté des deux peuples, eux, ils ont déserté le camp de la démocratie populaire.

Aucun andartès de la Grèce n’oubliera que cela eut lieu au moment critique de la bataille titanique de Grammos (juillet 1948) et que ce fut comme un coup de poignard dans son dos. Mais personne n’a fléchi.

Avec plus d’entêtement et plus de fermeté la DSE se bat, frappe, résiste à l’ennemi aux plusieurs têtes. La cause de la libération populaire triomphera dans notre patrie, n’importe ce qu’elle nous coûtera. Quant à la clique de Tito, elle peut bien servir momentanément les monopoles de Wall-Street et du City, comme rêve aussi de les servir ce Fuyard, le roi Pierre, qu’on a marié à une princesse des Glücksbourg d’Athènes.

La dernière parole en Yougoslavie sera dite par ses communistes fidèles à l’internationalisme. qui épureront le PCY et à la tête de la lutte des ouvriers, des paysans et de ses nationalités, en renversant le régime de Tito, restaureront la Démocratie Populaire et marcheront vers le socialisme.


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