Nous avions parlé, au moment de la pression américaine sur le Venezuela, d’une manière de faire la guerre sans faire la guerre. Voici l’autre pôle dialectique, avec le nouveau rapport entre l’Iran et les États-Unis : faire la paix dans faire la paix.
C’est conforme à une situation historique où tout se brouille, tout s’entremêle, tout se confond. C’est propre à la crise générale du capitalisme, dont l’aboutissement ne peut être que la guerre impérialiste de repartage du monde, à moins qu’une nouvelle vague de la révolution mondiale l’empêche, en sachant qu’elle est sinon inévitable ensuite.
Comme le disaient les camarades chinois dans les années 1970, ou bien la révolution empêche la guerre, ou bien la guerre provoque la révolution.
Cela veut dire, bien entendu, une polarisation des contradictions et voilà pourquoi l’Iran est passé, avec la guerre, du régime des mollahs à celui des « Gardiens de la Révolution ». C’est la faction la plus terroriste qui a pris le pouvoir dans le capitalisme bureaucratique iranien.
Bien entendu, à court terme, cela indique que la République islamique d’Iran est plus forte que jamais. Cependant, dialectiquement, c’est une situation de « nexus » dialectique et la révolution iranienne va émerger historiquement comme seule alternative.
Nous sommes très fiers de ne pas avoir abandonné les intérêts des masses iraniennes au nom d’un « anti-impérialisme » petit-bourgeois ou plus directement pro-chinois ; nous savons que les masses font l’Histoire et nous avons entièrement confiance en la révolution iranienne, qui inévitablement triomphera par les armes du régime terroriste.