Le 1er mai est la journée des travailleurs du monde entier et c’est aux masses laborieuses iraniennes qu’il faut penser en premier. Elles sont prisonnières d’une situation horrible, cauchemardesque ; elles sont entre Charybde et Scylla, avec d’un côté les mollahs oppresseurs et de l’autre une superpuissance impérialiste américaine qui désire prendre leur place.
Les masses iraniennes se retrouvent au cœur d’une contradiction mondiale, dans le nexus d’un affrontement indirect entre les superpuissances impérialistes américaine et chinoise en lutte pour l’hégémonie.
Leurs intérêts ne sont ni ceux des mollahs, ni ceux des États-Unis, ni ceux de la Chine. Et pourtant elles se retrouvent comme premières victimes.
Il devrait donc y avoir, normalement, ce premier mai 2026, une salutation mondiale aux masses d’Iran, à leur courage et leur abnégation face aux souffrances, aux privations, à la torture, au meurtre. L’idéal serait qu’elles voient qu’à travers le monde, leur drame est compris et qu’il soit affirmé que l’avenir, ce ne sont ni les mollahs et leur obscurantisme, ni les États-Unis et leur mode de vie consumériste, ni la Chine et ses ambitions d’hégémonie.
Oui, il existe une voie révolutionnaire, qui affirme que c’est le peuple qui compte, en contradiction avec toutes les autres forces sociales qui cherchent à l’exploiter, l’opprimer, le manipuler, l’utiliser.
Une voie révolutionnaire qui, justement, ne simplifie pas le monde en des impérialismes et des colonialismes, mais qui comprend qu’il existe des capitalismes bureaucratiques, des féodalismes, et qu’il faut savoir s’opposer aux uns comme aux autres. C’est là la richesse des enseignements de Mao Zedong, du maoïsme, du matérialisme dialectique.
Les masses mondiales doivent se débarrasser de tous leurs ennemis, qu’ils soient « modernes » ou « passéistes », qu’ils relèvent du capitalisme enserrant les sociétés 24 heures sur 24 ou bien du féodalisme qui manie les leviers de l’extorsion et du patriarcat.
Et ici il faut avoir conscience que le capitalisme s’est largement développé dans la période 1989-2020, et que la majorité des masses mondiales vit dans un capitalisme bureaucratique propre au tiers-monde, avec un capitalisme conquérant et un féodalisme bien ancré, dans un mélange de corruption, de violence endémique notamment sexuelle contre les enfants et les femmes.
Nous affirmons qu’il faut être révolutionnaire et qu’il faut affirmer que seules les masses mondiales doivent décider ; elles doivent prendre le pouvoir, partout. Elles seules peuvent stopper les crimes et ramener les sociétés vers des orientations constructives. Elles seules, collectivement et par leurs mentalités démocratiques et populaires, peuvent affronter les défis du réchauffement climatique, de la condition animale, de l’intelligence artificielle.
Somme toute, pour résumer la situation actuelle, on peut dire qu’on est passé de la mondialisation de l’économie à la mondialisation des problèmes et les couches dominantes actuelles cherchent à s’en sortir par la bataille de repartage du monde. Impérialisme, expansionnisme… Grandes et petites puissances convergent dans un engrenage qui est celui de la troisième guerre mondiale.
Il faut opposer à cela le grand renversement, la révolution mondiale. Les masses mondiales doivent prendre le pouvoir, avec le prolétariat comme force dirigeante ! C’est la bataille de l’avenir contre l’effondrement, comme Rosa Luxembourg nous avertissait déjà, il y a cent ans, alors que la première guerre mondiale s’était lancée.
« Friedrich Engels a dit un jour : « La société bourgeoise est placée devant un dilemme : ou bien passage au socialisme ou rechute dans la barbarie. »
Mais que signifie donc une « rechute dans la barbarie » au degré de civilisation que nous connaissons en Europe aujourd’hui ? Jusqu’ici nous avons lu ces paroles sans y réfléchir et nous les avons répétées sans en pressentir la terrible gravité.
Jetons un coup d’œil autour de nous en ce moment même, et nous comprendrons ce que signifie une rechute de la société bourgeoise dans la barbarie. Le triomphe de l’impérialisme aboutit à l’anéantissement de la civilisation – sporadiquement pendant la durée d’une guerre moderne et définitivement si la période des guerres mondiales qui débute maintenant devait se poursuivre sans entraves jusque dans ses dernières conséquences.
C’est exactement ce que Friedrich Engels avait prédit, une génération avant nous, voici quarante ans. Nous sommes placés aujourd’hui devant ce choix : ou bien triomphe de l’impérialisme et décadence de toute civilisation, avec pour conséquences, comme dans la Rome antique, le dépeuplement, la désolation, la dégénérescence, un grand cimetière ; ou bien victoire du socialisme, c’est-à-dire de la lutte consciente du prolétariat international contre l’impérialisme et contre sa méthode d’action : la guerre. »
Ce qui est décisif, pour une civilisation, c’est de savoir si les couches dominantes mènent au développement ou si elles amènent à la catastrophe. Or, désormais, la bourgeoisie a fait son temps ; elle ne porte plus rien de positif : le relativisme et le consumérisme priment, la culture s’efface, le cynisme est conquérant, l’individualisme est roi.
Il faut donc la dictature du prolétariat, qui affirme la culture et l’héritage culturel historique, qui défend les valeurs de civilisation acquises à travers le temps, qui soutient que tout passe par le peuple, que rien ne saurait exister sans le peuple.
C’est une bataille dialectique pour les valeurs, et en ce sens les masses mondiales doivent et devront se transformer, à travers des révolutions culturelles.
Voilà pourquoi nous affirmons, ce premier mai 2026, qu’il faut que les masses mondiales prennent les choses en main, qu’elles élèvent leur niveau politique et idéologique, afin de prendre le commandement de nouveaux États.
Elles doivent comprendre les enseignements du maoïsme, du matérialisme dialectique ; elles doivent constituer un océan de masses en armes pour instaurer le Socialisme, aller au Communisme à travers plusieurs révolutions culturelles.
Il est temps de faire passer un cap à l’humanité !
Centre Marxiste-Léniniste-Maoïste – Belgique
Parti Matérialiste Dialectique – France
1er mai 2026