
Joseph Staline rédige l’ouvrage « Le marxisme et la question nationale » – Tableau d’Ivan Vassilievitch Evstigneev, 1941
UNITE ET DIVERSITE DU MONDE. L’univers n’est que matière en mouvement. Il n’existe pas d’autre monde que celui de la matière infinie qui se meut dans le temps et dans l’espace. La thèse marxiste sur l’unité du monde matériel rejette entièrement toutes les inventions quant à l’« esprit créateur », le « principe initial du monde », « Dieu », l’« idée absolue », etc.
Le monde est un dans sa diversité. Le monde matériel, la nature, c’est la diversité infinie d’objets, de corps, de phénomènes et de processus. C’est la nature inorganique, le monde organique, la société, dans toute leur diversité et leur richesse inépuisable.
La diversité du monde réside dans la différence qualitative des choses et des processus matériels, dans la diversité des formes du mouvement de la matière. La diversité qualitative du monde, la diversité des formes du mouvement matériel existent dans l’unité. L’unité réelle du monde, c’est sa matérialité.
L’unité du monde et sa diversité sont en rapport dialectique ; elles sont intimement, indissolublement liées entre elles ; la matière une n’existe que sous des formes qualitativement diverses ; toute la diversité du monde, c’est la diversité des formes de la matière qui est une dans un monde matériel unique.
Toutes les données de la science et de l’activité pratique confirment sans contestation possible l’unité du monde matériel.
UNITE MORALE ET POLITIQUE DE LA SOCIETE SOVIETIQUE. L’une des forces motrices les plus importantes de la société soviétique, apparue à la suite de la liquidation des classes exploiteuses et du triomphe du socialisme, sur la base de la communauté d’intérêts et de la collaboration des ouvriers, des paysans et des intellectuels.
Elle exprime le fait que la classe ouvrière, la paysannerie, les intellectuels, toutes les nationalités et tous les peuples de l’U.R.S.S. accordent leur appui unanime à la politique du parti communiste et du Gouvernement soviétique, et luttent activement pour la mise en œuvre de cette politique. Elle signifie que les larges masses du peuple ont fait leurs les règles essentielles de la morale socialiste.
Le parti a forgé, développé et consolidé l’unité morale et politique de la société soviétique au cours de la lutte pour l’abolition du capitalisme et la construction du socialisme. Le mode de production socialiste en est la base économique. Ayant libéré les forces productives des chaînes de la propriété privée des moyens de production, le socialisme a rendu possible l’épanouissement de l’activité créatrice des travailleurs, de leur esprit d’initiative, de l’enthousiasme au travail.
Sur la base de la propriété collective des moyens de production se sont instaurés les rapports de production socialistes : rapports de collaboration et d’entraide fécondes des travailleurs. La propriété privée des moyens de production divise les gens.
La propriété socialiste les unit, elle développe le sentiment de la collectivité, de la collaboration et de l’entraide. Satisfaire au maximum les besoins matériels et culturels de la société, telle est l’exigence de la loi économique fondamentale du socialisme (V.).
Ayant découvert cette loi, et l’utilisant au profit de la société, le pouvoir soviétique et le parti communiste ont groupé les Soviétiques autour de ce but élevé : le communisme. La lutte de classe implacable entre exploiteurs et exploités est la force motrice du développement de la société capitaliste.
Les réformistes actuels, ces défenseurs du régime fondé sur l’exploitation, trompent le peuple en prêchant l’« union sociale», l’« harmonie de classes », impossibles sous le capitalisme.
C’est encore Marx et Engels qui dans le « Manifeste du Parti communiste » (V.) ont montré que l’opprimé et l’oppresseur sont en opposition perpétuelle et soutiennent entre eux une lutte implacable. Dans le monde capitaliste on ne conçoit pas d’unité politique et morale de la société, car ses classes antagoniques ne peuvent se concilier.
La dictature de la classe ouvrière, l’abolition des classes exploiteuses et l’édification du socialisme, tel est le seul moyen de créer une société où règnent la concorde et l’unité, où l’on ignore la lutte des classes, et dont les membres soient unis par l’idée de la lutte pour le communisme.
L’alliance des ouvriers et des paysans, qui s’est transformée en amitié, est un des principaux facteurs de l’unité morale et politique de la société soviétique.
L’Etat des Soviets constitue la base politique de l’unité de la société soviétique. Il est l’Etat du peuple même, son principal instrument dans l’édification du communisme et la défense du pays.
La démocratie socialiste soviétique assure aux masses les plus larges des travailleurs une participation constante et décisive à l’administration de l’Etat. Elle assure réellement une égalité complète à tous les travailleurs.
La situation qu’un Soviétique occupe dans la société n’est fonction que de son travail pour le bien de la patrie et de ses aptitudes personnelles. Des millions de travailleurs participent activement à la vie politique.
L’Etat soviétique est un Etat essentiellement internationaliste. Pour la première fois dans l’histoire, il a bâti des relations d’amitié et de collaboration entre les peuples et les nations qui font partie de l’U.R.S.S. Cette amitié représente une force puissante qui cimente l’unité morale et politique de la société soviétique, en constitue l’une des bases principales.
Il ne saurait y avoir d’unité morale et politique dans la société capitaliste pour cette raison que le régime bourgeois attise la haine entre les peuples et poursuit une politique de discrimination raciale.
L’U.R.S.S. est le premier Etat multinational où tous les peuples, grands et petits, sont indéfectiblement unis et bâtissent leur vie sur la base d’une confiance et d’une collaboration mutuelles.
Le patriotisme soviétique (V.) est un facteur important qui contribue à renforcer l’unité de la société soviétique, car il combine harmonieusement les traditions nationales des peuples et les intérêts vitaux communs à tous les travailleurs de l’U.R.S.S.
La base idéologique de l’unité morale et politique de la société soviétique, c’est la doctrine du parti communiste, la doctrine marxiste-léniniste, trempée dans de nombreux combats et dans la construction du socialisme en U.R.S.S.
La cohésion du peuple groupé autour du parti communiste est la manifestation la plus éclatante de l’unité morale et politique qui anime la société soviétique, elle en est aussi la condition.
L’histoire du parti communiste montre au peuple que le parti exprime fidèlement, avec esprit de suite, les intérêts des travailleurs, qu’il est le guide et l’organisateur des masses.
Le peuple soviétique voit dans le parti communiste son guide reconnu. Aucun parti n’a jamais joui auprès des masses d’un prestige comparable à celui du Parti communiste de l’U.R.S.S.
L’unité morale et politique s’est manifestée concrètement en tant que force motrice de la société soviétique dans la victoire de l’U.R.S.S. au cours de la deuxième guerre mondiale, dans les exploits héroïques des Soviétiques, au front et à l’arrière.
Elle s’est manifestée et se manifeste avec éclat dans le libre travail socialiste, dans la réalisation des plans de développement économique et culturel tracés par le parti et l’Etat, dans l’activité politique et économique des citoyens de l’U.R.S.S. en train de bâtir la société communiste.
Cette unité se fortifiera encore plus au cours de la transition graduelle du socialisme au communisme, quand aura disparu la différence essentielle entre la ville et la campagne (V.), entre le travail intellectuel et le travail manuel (V. Différence essentielle entre le travail intellectuel et le travail manuel) et quand se seront effacées les différences de classe qui distinguent encore ouvriers et paysans. Cette unité est un gage de l’édification totale du communisme en U.R.S.S.
UNIVERSAUX (lat. universalis — général). Terme philosophique employé couramment dans la scolastique médiévale. Il désigne des concept s généraux : l’espèce, le genre et l’universalité. La question des universaux a été au centre des discussions entre les nominalistes et les « réalistes » du moyen âge.
Pour les « réalistes » les « universaux », considérés comme des entités spirituelles, idéales, avaient une existence réelle. Les nominalistes niaient l’existence réelle des universaux et affirmaient qu’il n’y avait que des choses particulières, individuelles, perceptibles aux sens. (V. Nominalisme ; « Réalisme » médiéval.)
UNIVERSEL. V. Singulier, particulier et universel.