« Il m’a emmené au Conseil pour écouter les discours de Lénine » - URSS, 1925

« Il m’a emmené au Conseil pour écouter les discours de Lénine » – URSS, 1925

« UN PAS EN AVANT, DEUX PAS EN ARRIERE ». Ouvrage de V. Lénine écrit en février-mai 1904, et publié en mai de la même année. Cet ouvrage met au point les principes d’organisation d’un parti marxiste de type nouveau, qui sont devenus les bases d’organisation du Parti communiste de l’Union Soviétique et de tous les partis communistes frères.

Lénine riposte à la campagne de sabotage menée par les menchéviks contre les décisions du IIe congrès du P.O.S.D.R.

Après s’être emparés de l’« Iskra », organe central du parti, les menchéviks firent dans ses colonnes une propagande effrénée visant au relâchement de l’organisation, de l’esprit de parti, de la discipline du parti, ils tentaient de justifier l’indiscipline anarchiste, entravaient de toutes les manières la création d’un véritable parti marxiste, capable de conduire la classe ouvrière dans sa lutte pour le socialisme.

Les menchéviks étaient partisans d’un parti réformiste et non d’un parti révolutionnaire. Ils voulaient, en Russie, un parti ouvrier organisé sur le modèle des partis de la IIe Internationale.

Dans son ouvrage, Lénine a montré que le parti marxiste est une formation de la classe ouvrière, son détachement d’avant-garde conscient, armé de la connaissance des lois du développement social, des lois de la lutte de classe ; que le parti est le guide politique de la classe ouvrière, son état-major, et que tous ceux qui nient cette particularité du parti livrent le mouvement ouvrier à la spontanéité, en font un parti trade-unioniste.

Le parti, indique Lénine, n’est pas simplement la partie avancée, consciente, de la classe ouvrière, mais c’est un détachement organisé d’hommes réunis par une même volonté, une même action, une même discipline, et c’est pourquoi il est toujours à la pointe du prolétariat en lutte et il introduit l’esprit d’organisation et de discipline dans la grande masse des travailleurs sans-parti.

Le parti est la forme supérieure d’organisation de la classe ouvrière. Dans sa lutte contre la bourgeoisie, le prolétariat crée les associations les plus diverses : syndicats, groupes parlementaires, coopératives, unions des jeunesses, institutions culturelles, etc.

Mais chacune de ces organisations, tout en ayant une grande importance dans la lutte du prolétariat, défend une partie seulement de ses intérêts. Pour réaliser l’unité de la lutte de classe du prolétariat, pour orienter cette lutte vers son but, la satisfaction de ses intérêts vitaux, il faut une organisation qui soit à la tête de toutes les associations prolétariennes, les dirige dans la voie révolutionnaire et soumette toute leur activité à la lutte pour la dictature du prolétariat.

Une telle organisation ne peut être qu’un parti marxiste. Le parti sera en mesure de jouer son rôle de champion de la dictature du prolétariat, s’il est solidement, intimement uni aux grandes masses populaires, si les nommes les meilleurs de la classe ouvrière viennent constamment grossir ses rangs.

Le parti ne peut fonctionner normalement que s’il est organisé suivant les principes du centralisme (et dans les conditions d’une activité légale, du centralisme démocratique), avec des statuts uniques et une discipline unique, avec un seul organisme de direction — le congrès du parti (et, dans l’intervalle des congrès, le Comité Central du Parti), avec soumission de la minorité à la majorité, des organisations locales aux organisations centrales, des organisations inférieures aux organisations supérieures.

Lénine a élaboré les principes essentiels de la direction du parti dont le plus important est celui de la direction collective. Le parti ne sera une organisation révolutionnaire de combat que s’il exige une discipline sévère de tous ses membres, des simples adhérents jusqu’aux dirigeants, que s’il n’y a pas dans le parti de membres pour qui la discipline du parti ne serait pas obligatoire.

Tels sont les principes d’organisation du parti marxiste développés par Lénine dans son livre.

« Son rôle historique, c’est que Lénine y a le premier, dans l’histoire du marxisme, élaboré la doctrine du parti en tant qu’organisation dirigeante du prolétariat, en tant qu’arme essentielle entre les mains du prolétariat, sans laquelle il est impossible de vaincre dans la lutte pour la dictature prolétarienne » (« Précis d’Histoire du P.C.(b) de l’U.R.S.S. »).

Lénine a montré dans son ouvrage que les partis de la IIe Internationale, nés dans la période d’un développement relativement pacifique du capitalisme et adaptés à la seule lutte parlementaire, se sont révélés inopérants dans une époque nouvelle, où les collisions de classes revêtent un caractère déclaré, où la question du pouvoir, de la dictature du prolétariat est à l’ordre du jour.

« Le prolétariat n’a pas d’autre arme dans sa lutte pour le pouvoir que l’organisation. Divisé par la concurrence anarchique qui règne dans le monde bourgeois, accablé sous un labeur servile pour le capital, rejeté constamment « dans les bas-fonds » de la misère noire, d’une sauvage inculture et de la dégénérescence, le prolétariat peut devenir — et deviendra inévitablement — une force invincible pour cette seule raison que son union idéologique basée sur les principes du marxisme est cimentée par l’unité matérielle de l’organisation qui groupe les millions de travailleurs en une armée de la classe ouvrière. A cette armée ne pourront résister ni le pouvoir décrépit de l’autocratie russe, ni le pouvoir en décrépitude du capital international » (Lénine : Œuvres choisies en deux volumes, t. I, 1re partie, M. 1954, p. 655).

UTILITARISME (lat. utilitas). Ethique idéaliste d’après laquelle l’intérêt particulier est à la base de la conduite humaine. Le moraliste bourgeois anglais Bentham est le représentant le plus typique de cette doctrine.

Les matérialistes français du XVIIIe siècle qui niaient les normes morales religieuses du féodalisme, soutenaient qu’un égoïsme raisonnable devait régler la conduite humaine.

Ils préconisaient l’union raisonnable des intérêts individuels et sociaux. Les vues des matérialistes français, hautement progressistes pour l’époque, ont été vulgarisées par Bentham, selon lequel le comportement humain aurait pour règle l’avantage personnel dans le sens étroit de ce terme, l’égoïsme vulgaire et les intérêts particuliers.

D’après Bentham, tout ce qui est utile aux bourgeois l’est aussi à la société. Les racines sociales de l’utilitarisme résident dans les conditions de là société bourgeoise elle-même, car dans le monde de la concurrence capitaliste chacun ne pense qu’à soi. Telle est la signification de classe de cette théorie. L’utilitarisme est largement répandu dans la philosophie bourgeoise actuelle.

Le pragmatisme (V.), un des courants les plus en vogue de la philosophie réactionnaire de nos jours, considère que le critère de la vérité est l’« utilité » comprise dans un sens subjectif.

L’utilitarisme et le pragmatisme sont destinés à prouver que le bien suprême, c’est le succès des hommes d’affaires, leur course aux profits. L’utilitarisme permet à la bourgeoisie réactionnaire de justifier n’importe quel forfait, y compris les guerres de conquête, l’emploi de bombes atomiques, etc., car tout cela lui rapporte des profits fabuleux.

UTOPIE, UTOPISME (du grec […] — lieu qui n’existe nulle part). Mot répandu depuis l’apparition du livre célèbre de Thomas More (V.), l’« Utopie », qui décrit la société idéale d’une île imaginaire. On appelle ainsi les doctrines sociales chimériques.


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