Maudits soient les bellicistes ! Femmes du monde, luttez pour la paix !

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La civilisation capitaliste arrive à son point de rupture

La dégradation accélérée de la qualité de l’air dans le monde, révélée par les rapports internationaux, n’est pas un accident climatique. Elle est le symptôme visible d’un effondrement plus profond : celui d’un modèle de civilisation fondé sur l’individualisme, la consommation effrénée et la domination des monopoles capitalistes.

Partout, les gens s’isolent, se replient, se consument dans une quête de biens, de prestige et de reconnaissance individuelle. Ils ressentent pourtant la vacuité de cette existence, mais restent prisonniers d’un système qui élargit sans cesse son emprise sur la vie quotidienne.

La société capitaliste détruit simultanément : la nature, la culture, les liens sociaux, la démocratie bourgeoise elle-même.

La pollution atmosphérique, les incendies, les sécheresses, les tempêtes de poussière et de sable ne sont pas des phénomènes naturels : ce sont les manifestations de la rupture métabolique entre l’humanité et la biosphère, provoquée par un mode de production tournant pour lui-même et par lui-même.

Le capital fossile et les monopoles : moteurs de la destruction

Les géants fossiles, les multinationales de l’agro-industrie, les conglomérats financiers forment une fraction dominante du capital. Ils façonnent les politiques publiques, contrôlent les médias, influencent les États, orientent les infrastructures et déterminent les modes de vie.

Ils ne peuvent pas tenir leurs promesses écologiques, car réduire les émissions reviendrait à réduire leurs profits. Ils préfèrent manipuler l’opinion, détruire les systèmes de surveillance environnementale, externaliser la pollution vers les pays pauvres, et recourir à la guerre pour maintenir leur domination.

La destruction de la biosphère n’est en principe souhaitée par personne, mais elle se réalise parce que les monopoles ont confisqué les moyens de production et imposent leurs choix à l’humanité entière.

Une planète divisée : la pollution comme rapport impérialiste

Les pays les plus pollués du monde sont des pays semi-coloniaux/semi-féodaux qui servent de zones de sacrifice aux pays impérialistes. Pakistan, Bangladesh, Tchad, RDC : ces pays subissent les nuisances d’une production destinée aux marchés occidentaux.

La division entre les villes et les campagnes est aussi une division internationale de la destruction les pays riches importent des biens produits dans des conditions polluantes, externalisent les nuisances, et se présentent comme « verts ».

La pollution atmosphérique est un rapport de domination, un mécanisme impérialiste, un transfert de coûts écologiques du centre vers la périphérie.

Urbanisation, consumérisme et désagrégation sociale

Les villes les plus polluées sont aussi les centres industriels. Elles concentrent la main-d’œuvre surexploitée, les infrastructures polluantes, les flux logistiques, les inégalités sociales. Ce sont les usines du monde.

Les masses populaires respirent un air toxique, tandis que les classes privilégiées se protègent dans des enclaves filtrées et verdoyantes.

Cette urbanisation anarchique accompagne la montée de l’individualisme, du cynisme, du repli identitaire et de la perte de sens.

La culture se vide pour faire place à l’art contemporain, devenant ainsi plus encore une simple marchandise. La vie quotidienne se réduit à la consommation.

La tendance à la guerre comme issue logique d’un système en crise

Face à ses contradictions internes — crises économiques, crises écologiques, crises sociales — le capitalisme se tourne vers la guerre. Les monopoles ont besoin de nouveaux marchés, de nouvelles ressources, de nouvelles destructions pour relancer l’accumulation.

La pandémie, les catastrophes climatiques, les tensions géopolitiques montrent que tous les aspects de la vie deviennent problématiques dans un système qui a dépassé ses limites historiques.

La passivité des masses atteint ses limites. La confrontation avec la guerre, la destruction écologique et la misère sociale doivent produire une prise de conscience nouvelle.

En avant vers la démocratie populaire comme solution historique

Face à l’effondrement écologique et social, une seule voie est possible : la démocratie populaire, c’est-à-dire la prise en main des moyens de production par le peuple, pour orienter rationnellement l’économie vers la préservation de la biosphère et la satisfaction des besoins humains.

La démocratie populaire signifie, briser le pouvoir des monopoles, exproprier les grandes entreprises destructrices, reprendre le contrôle des médias, reconstruire un État au service des masses, planifier démocratiquement la production, restaurer le lien entre humanité et nature, valoriser la culture, l’histoire, la solidarité, l’empathie.

Elle repose sur l’alliance de la classe ouvrière, des masses travailleuses, et des couches de la petite-bourgeoisie prêtes à rompre avec le capitalisme.

La démocratie populaire n’est pas un idéal abstrait. C’est la réponse nécessaire à l’effondrement d’un modèle de civilisation qui détruit la planète et l’humanité.

Pour une civilisation réconciliée avec la biosphère

L’humanité doit rétablir sa place dans la biosphère planétaire. Elle doit rompre avec la fuite en avant consumériste, avec l’égocentrisme, avec la domination des monopoles.

Elle doit retrouver la culture, la solidarité, la compassion envers les animaux, la célébration du vivant, la conscience collective, la responsabilité historique.

Les démocraties populaires instaurés dans l’Est européen après 1945, en application directe de la ligne du Front populaire, avec un processus de révolution ininterrompue pour aller au socialisme sont une référence. Aujourd’hui, la démocratie populaire n’est plus seulement un projet politique : c’est la condition de survie de la civilisation.


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