Ce 1er Octobre marque l’anniversaire de la révolution chinoise (1949-2012). Ce n’est pas n’importe quel anniversaire, au contraire, par les conditions de dure lutte de deux lignes qui se déroule dans le MCI et l’accentuation de la lutte de classe en général, c’est un bon moment pour réfléchir sur les enseignements de la révolution en Chine, ainsi que sur les grandes contributions de Mao à la science marxiste.

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– La révolution chinoise, séquence de la Révolution d’Octobre

La révolution chinoise s’inscrit pleinement dans la première grande vague de la révolution socialiste prolétaire à l’échelle mondiale.

En tant que tel, elle est le prolongement historique de la victoire du prolétariat, à la différence que la révolution d’Octobre fut dans un pays impérialiste et avec un développement industriel important, tandis que la la révolution en Chine a eu lieu dans un pays semi-colonial et semi-féodal.

– Les étapes traversées : Nouvelle Démocratie, construction du socialisme et GRCP

La révolution chinoise définit fort justement la révolution démocratique de type nouveau, valable pour les pays opprimés semi-féodaux. Mao Zedong a fait valoir que les tâches démocratiques ne peuvent pas être accomplies sous la direction de la bourgeoisie comme cela s’était produit dans le passé, qu’avec la lancée de l’époque de l’impérialisme et des révolutions prolétarienne, c’est le prolétariat qui devrait diriger un tel type de révolution et l’encadrer dans le contexte de la révolution socialiste mondiale.

Le triomphe complet de la révolution de Nouvelle Démocratie le premier Octobre 1949 a conduit à la lutte pour l’édification du socialisme en Chine, étape qui a généré de grandes contributions à la science du marxisme, qui a permis au prolétariat de connaître plus à fond les lois qui régissent la construction du socialisme.

À son tour, sous la direction de Mao Zedong s’est réalisée la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne comme un un outil puissant pour les masses afin d’approfondir la construction du socialisme et de briser la voie capitaliste des révisionnistes et réactionnaires.

Le PCCh sous la direction de Mao Zedong a réussi à stopper l’offensive bourgeoise et révisionniste en Chine durant dix ans, de 1966 à 1976. Même si après la mort de Mao, la révolution a été temporairement défaite, a clairement été indiquée la voie de l’édification du socialisme et de l’approfondissement de la révolution par l’écrasement des réactionnaires et des révisionnistes.

– Du marxisme-léninisme-pensée Mao Zedong au marxisme-léninisme-maoïsme

Lénine a soutenu que le marxisme comporte parties constitutives : la philosophie matérialiste, l’économie politique et le socialisme scientifique.

Tout processus qui permet d’apporter de grandes contributions à chacune de ces parties constitutives du marxisme produit inévitablement un saut dialectique à une étape nouvelle et supérieure.

Lénine l’a fait dans le processus de la révolution russe, ce que Staline a donc appelé le marxisme-léninisme et pas seulement les « contributions » de Lénine ou la « pensée de Lénine. »

Mao Zedong, au cours de la révolution chinoise, par le triomphe de l’étape démocratique d’un nouveau type, la construction ultérieure du socialisme et le développement de la GRCP, a réussi à apporter des contributions importantes et transcendantes pour la philosophie matérialiste, l’économie politique et le socialisme scientifique.

Cela a été initialement appelé le marxisme-léninisme-pensée Mao Zedong, mais la compréhension ultérieure de son travail a permis aux communistes de diverses latitudes de comprendre que la pensée de Mao Tsétoung correspondait à une nouvelle étape, troisième et supérieure du marxisme, devenant ainsi le marxisme-léninisme-maoïsme.

Il convient de mentionner que ce n’est pas la même chose de parler du marxisme-léninisme-pensée Mao Zedong que de parler du marxisme-léninisme-maoïsme.

Dans le premier cas, nous reconnaissons les contributions de Mao comme une spécification du marxisme-léninisme aux conditions concrètes de la révolution chinoise, tandis que dans le second cas, nous reconnaissons les contributions à la révolution chinoise, mais fondamentalement les contributions de validité universelle à la cause de la révolution prolétarienne mondiale.

– Guerre Populaire, capitalisme bureaucratique et lutte de deux lignes

Parmi les nombreuses autres contributions du Maoïsme, nous croyons que ces points sont fondamentaux aujourd’hui pour impulser la révolution. La Guerre Populaire comme théorie militaire révolutionnaire du prolétariat de validité universelle est ce qui devrait être appliquée en fonction des circonstances spécifiques de chaque pays, cela est fonction de l’étape que la révolution traverse.

La Guerre Populaire en tant que véritable programme militaire du prolétariat, en opposition au pacifisme bourgeois, au foquisme petit-bourgeois, l’insurrectionalisme de papier des hoxhaïstes, au révisionnisme armé…

Le capitalisme bureaucratique nous permet de comprendre de manière scientifique sûre et en profondeur la réalité des pays avec les caractéristiques semi-féodales et semi-coloniales, pays où les tâches démocratiques sont en attente.

Sans cette thèse révolutionnaire, nous ne pouvons pas comprendre la composition des classes sociales de ces pays, et encore moins comment et où organiser la révolution.

La lutte entre deux lignes est une autre contribution importante de Mao Zedong. Nous les communistes, comme des hommes et des femmes de chair et de sang, vivons et nous développons au milieu du système capitaliste-impérialiste, aussi peut-on donc être influencé par les idées et les attitudes bourgeoises ou non prolétaires en général, c’est ensuite que se produit une lutte entre deux lignes en chaque militant, en chaque organisation du Parti, dans tout le Parti dans son ensemble et avec les masses avancées.

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Personne n’est communiste ou révolutionnaire à 100%, même si prime en notre tête la ligne rouge, nous devons lutter tous les jours, sur les plans idéologique, politique et organisationnel, contre la ligne noire, contre les idées de compromis et de capitulation, contre les positions révisionnistes et les déviations de droite et « gauchistes. »

En bref, la lutte entre deux lignes est le moteur du Parti et la garantie pour que nous les communistes et les révolutionnaires, nous ne nous écartions pas du chemin.

Et la lutte entre deux lignes c’est la lutte de positions, de nuances, de positionnements, de critique et d’auto-critique, en ce sens nous en profitions pour faire un appel au MCI, afin que soient mises de côté les positions petites-bourgeoises de considérer une critique comme une « attaque », de considérer une remarque comme une « insulte » et de jouer les « offensés » pour éviter le débat.

– la Chine impérialiste actuelle, de 1976 à 2012

Après la mort du camarade Mao Zedong est venu le coup d’Etat contre-révolutionnaire de Deng Xiao Ping, et avec elle une vague noire de restauration capitaliste et bourgeoise. La révolution a temporairement subi une lourde déroute, le fascisme s’est instauré et la Chine fut progressivement transformée en impérialiste.

Depuis lors se sont produits trois grands effets dont les brèves caractéristiques démontrent ce qu’est la Chine actuelle : enrichissement des membres révisionnistes du PCCh au point que beaucoup d’entre eux sont actionnaires de grandes entreprises privées et publiques ; taille dans les droits syndicaux et exploitation plus poussée du prolétariat, en utilisant jusque des enfants dans les journées de travail et payant 0,18 cents par heure travaillée ; concentration des terres dans quelques mains privées, avec comme conséquence 300 millions d’agriculteurs dans la pauvreté.

Bien au contraire de ce que prétendent certains révisionnistes, la Chine n’a aujourd’hui absolument rien de socialiste, le capitalisme se répand dans tout le pays, et ce que font les révisionnistes c’est continuer à utiliser et manipuler le drapeau rouge et la figure de Mao Tsétoung pour embrouiller les masses des travailleurs et éviter la lutte. C’est très semblable à ce qu’ont fait les sociaux-impérialistes soviétiques en Russie avec des symboles comme le marteau et la faucille et les statues de Lénine.

La Chine a émergé comme une super-puissance impérialiste, qui dispute la domination mondiale avec les Etats-UNis et la Russie.

– Lutte contre le nouveau révisionnisme

Mao Zedong a été sage lorsqu’il a enseigné que la cible principale de la révolution, c’est l’impérialisme et la réaction, mais que le danger principal de la révolution, c’est le révisionnisme.

Face à la défaite du vieux révisionnisme, ils essaient maintenant d’introduire le révisionnisme dans les rangs du marxisme-léninisme-maoïsme.

Le révisionnisme comme avancée de la bourgeoisie dans les rangs du mouvement ouvrier et populaire, tente de se montrer maoïste dans les mots, mais sa pratique et ses positions le démasquent.

Par exemple, nous avons la Ligne Opportuniste de Gauche au Pérou, des révisionnistes armés qui s’auto-proclament MLM mais qui coexistent avec le vieil Etat et le grand capital, qui ne construisent pas le Nouveau Pouvoir, qui renient le président Gonzalo et parlent de suivre « l’exemple » de Fidel et Che Guevara.

Il en existe d’autres plus audacieux comme la petite bande d’Echazú en Bolivie, qui avec son micro-parti PCMLM sert de fou du roi comme aux échecs au gouvernement fasciste et pro-impérialiste d’Evo Morales, le tout en échange de quelques positions bureaucratiques pour Echazu, sa famille et ses laquais.

Et sans parler de ceux qui se dénomment « maoïstes » tout en continuant de voir la Chine impérialiste actuelle comme un « phare révolutionnaire » ou un « arrière stratégique », comme Patria Roja au Pérou et certains au Népal.

Par conséquent, il revient aux communistes et les révolutionnaires Maoïstes à travers le monde, de tracer une claire délimitation des positions avec le nouveau révisionnisme, ne donnant aucune chance à ce que soit pris d’assaut la forteresse, et en ce sens il n’y a pas de réconciliation d’aucun type qui ne tienne.

Une chose est qu’il y ait des camarades embrouillés (et y compris des partis communistes et organisations révolutionnaires entiers) qui peuvent et doivent être gagner en clarté dans le cours de la lutte des classes et la lutte des deux lignes, mais c’est une autre chose que de maintenir les relations politiques avec les incorrigibles, avec ceux qui ont passé des années dans leurs erreurs et n’essayent pas de les corriger, avec ceux qui flirtent avec le hoxhaisme, avec le guévarisme et le bolivarisme, qui font la promotion des accords de paix de l’impérialisme, en fin de compte avec ceux qui n’ont de maoïstes que le nom et rien d’autre.

Vive le 63ème anniversaire de la révolution chinoise !

A bas Deng Xiaoping et Hu Jintao !

Vive le Président Mao Zedong et ses apports de validité universelle !

Combattre l’impérialisme, principalement les USA et la Chine !

La Guerre Populaire est l’unique chemin de la libération du prolétariat et des opprimés du monde entier !

COMITÉ DE RECONSTRUCCIÓN
PARTIDO COMUNISTA DEL ECUADOR

30/09/2012


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