Les 12, 13 et 14 mars 2026, Bruxelles à accueilli l’European Defense Exhibition & Conference (Bedex), vitrine des monopoles de l’armement. Derrière les discours sur la « sécurité » et « l’autonomie stratégique », ce salon révèle une vérité simple : le capitalisme en crise n’a plus d’autres horizons que la militarisation dans le sens de la guerre pour le repartage du monde.
Issus d’une collaboration entre des organisateurs belges d’Events, ce salon regroupait entre autre des représentants du Ministère de la défense belge, des forces armées belges et de la Commission européenne.

Etaient notamment présents :
Bart De Wever – Premier ministre belge ;
Theo Francken – Ministre de la Défense du gouvernement fédéral belge ;
Frederik Vansina – Chef de la Défense des forces armées belges ;
Mark Rutte – Secrétaire général de l’OTAN ;
Andrius Kubilius – Commissaire européen à la Défense et à l’Espace.
Les sociétés industrielles de l’armement étaient bien évidemment aussi de la partie.
En tant que « fleurons » de l’industrie belge, il y avait :
FN Herstal : Leader belge des armes légères, dont les produits sont envisagés pour équiper les futures frégates.
John Cockerill : Spécialiste wallon des tourelles de chars et des systèmes de tir.
KNDS Belgique (ex-MECAR) : Acteur majeur dans la fourniture de munitions et de systèmes d’armes.
New Lachaussée : Entreprise wallonne spécialisée dans les lignes de production de munitions.
Thales (Belgique/France) : A exposé des radars de mission, comme le GM200.
De grands constructeurs internationaux d’armements étaient également de la partie :
Lockheed Martin : Géant américain a notamment présenté des technologies liées aux avions de chasse et aux systèmes de défense.
Raytheon (RTX) : Présent pour ses systèmes de missiles et de défense électronique.
Rheinmetall : Le constructeur allemand a présenté des concepts de protection antiaérienne, notamment le système Skyranger 30.
Airbus Defence and Space : Représenté par ses hauts dirigeants pour discuter de la puissance aérienne européenne.
Aselsan : Société turque spécialisée dans l’électronique de défense et les drones.
General Atomics : Connue pour ses drones de surveillance et de combat.
Cet aggloméra de personnalités bourgeoises et d’entreprises décadentes représentent la tendance à la guerre impérialiste pour le repartage du monde. On y expose sans la moindre vergogne drones tueurs, IA militarisées et autre technologie destructrice comme de simple biens de consommation. Dans une société rongée par l’individualisme et le culte de la consommation, l’armement devient un produit parmi d’autres.

Bart De Wever, Mark Rutte et Theo Francken au salon Bedex de Bruxelles
La contradiction est ici flagrante : alors que la planète s’effondre sous les crises économiques, climatiques, sanitaires et sociales, les monopoles investissent de manière systématique dans la destruction en « oubliant » de le faire dans la protection de la nature et de la culture. Loin de résoudre quoi que ce soit, un tel salon renforce les tensions, accélère le repli nationaliste et détourne les ressources des besoins populaires.
Ce que démontre la création de ce salon, c’est que la Belgique agit comme puissance impérialiste secondaire d’un Occident dirigé par la superpuissance américaine pour contrer la superpuissance chinoise.
Il représente un moment de la guerre de repartage mondial en cours.
Notre pays se retrouve ainsi pris dans le tourbillon de la guerre, car la bourgeoisie belge n’a pas d’autre choix que d’y prendre pleinement part pour sauver sa place au soleil.
En Belgique, le peuple est maintenu à l’écart et tout est fait dans l’opacité la plus complète, emmenant les masses à la guerre tels des somnambules.
Ce n’est pas que le monde devienne chaotique, c’est que la crise du capitalisme pousse les puissances à s’affronter militairement pour conserver leurs sphères d’influences alors que le tempo de cet affrontement est donné par les superpuissances américaines et chinoises. Et elles ne reculeront devant rien, pas même l’escalade nucléaire, cet outil de terreur de masse.
Face à cette barbarie, une autre voie doit s’affirmer : la démocratie populaire, qui brise le pouvoir des monopoles, socialise les moyens de production, protège la biosphère et remet la culture, la civilisation et la solidarité au centre de la vie sociale. La lutte contre la tendance à la guerre devient ainsi un terrain essentiel de l’unité antimonopoliste.
La seule chose qui peut les mettre au pas, c’est la mobilisation des masses populaires pour un nouvel ordre débarrassé de la compétition économique, du capitalisme, de la barbarie militariste, de la décadence bourgeoise.
A nous de construire le camp démocratique et populaire pour leur opposer un futur incluant la culture et la civilisation. Ou bien la Révolution empêche la guerre, ou bien la guerre provoque la Révolution !