Ce numéro de Crise intervient alors qu’une crise politique s’est produite en France avec la mort d’un jeune activiste catholique intégriste qui fréquentait les réseaux de l’ultra-droite.

Faut-il dire ultra-droite ou extrême-droite, c’est bien entendu une réelle question politique en soi, tellement la société de consommation a délavé les idéologies et poussé à un rapport consommateur à toutes les visions du monde.

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Il faut ajouter à cela la quête identitaire et la tentation du repli communautaire, qu’on retrouve de manière très régulière, notamment dans la jeunesse. Pour l’affaire concernée, on parle tout de même ici d’un jeune qui s’est converti au catholicisme, ce qui produit aisément le zèle fanatique du néophyte, et dont la mère est latino-américaine, ce qui ne correspond guère à la vision ethnique du « racialisme » et au culte nationaliste des « racines ».

On ne trouvera pas vraiment de cohérence ici, ni d’ailleurs dans l’ensemble des réactions françaises, mais c’est justement une des caractéristiques de la crise générale du capitalisme que de faire voler en éclats les mentalités, le regard sur les choses, les concepts, les valeurs, etc.

Ce qu’il y a lieu de noter dans tout ça, et c’est peut-être le plus important, c’est que les choses se crispent partout dans le monde. Et l’être humain étant un produit de la réalité historique, il se ramène à une chose et se crispe aussi.

Les gens deviennent fragiles, agressifs ; ils n’ont plus de point de repère et vivent au jour le jour sur le plan, ayant abandonné toute conception de la vie. Ils s’imaginent tolérants, mais sont en réalité libéraux ou indifférents.

Ils pensent être désabusés, désenchantés et ne croient plus au peuple, en les valeurs collectives… Alors qu’en réalité, ils n’y ont jamais cru. Bref, les gens se sont fait manger par le capitalisme, et le découvrent avec tristesse.

Nous sommes là pour montrer l’autre aspect historique de cette réalité historique, de cette situation nouvelle – la révolution !


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