L’année 2022 commence sous de mauvais auspices pour le mode de production capitaliste. On en revient à peine au niveau du PIB de 2019 que la pandémie montre qu’elle se prolonge, que l’inflation est installée de manière agressive, alors que les dettes publiques et privées sont toujours plus immenses, et surtout que la bataille pour le repartage du monde devient une indéniable actualité. L’affrontement sino-américain hante ici clairement le capitalisme mondial, il prend à la gorge tous ceux qui doivent prendre des décisions gouvernementales, institutionnelles, économiques, militaires. Et cela alors que les conflits se systématisent dans toute leur profondeur, notamment entre la Russie et l’Ukraine, entre Israël et l’Iran, entre la Turquie et son entourage immédiat. La stabilité capitaliste maintenue coûte que coûte depuis deux ans se voit particulièrement fragilisée, parce qu’elle a un prix : le renforcement des inégalités des situations et la nécessité absolue de sortir la tête de l’eau pour des régimes en perdition. On sent la rupture qui vient. C’est l’enfantement particulièrement douloureux d’une situation historiquement nouvelle.

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Il est de fait indéniable que depuis l’irruption de la seconde crise générale du capitalisme au début de l’année 2020, le monde a totalement changé. Chacun le sait, tout en ayant sur le plan personnel un mal énorme à l’assumer, à en cerner les contours, à surmonter la corruption de la consommation capitaliste. Crise joue ici le rôle d’organe central pour appréhender la seconde crise générale du capitalisme et permettre une activité adéquate auprès des plus larges masses. Il est impossible de mener correctement un travail politique, culturel, idéologique… sans cerner le mouvement de l’Histoire, sans avoir une perspective scientifique de la perspective en cours. Crise est absolument incontournable : faites-en l’organe central de vos activités, de vos réflexions ; rejoignez les avant-gardes révolutionnaires qui portent cette perspective. Le vent commence à gonfler le pavillon !


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