Notre camarade et ami Robert Warmoes est décédé dans la matinée du 10 février au service des soins intensifs de l’hôpital Erasme des suites d’une longue maladie.

Né en 1939, Robert Warmoes a, dans sa jeunesse, été celui qui a assumé dans la pratique la tâche de fonder et de faire vivre l’atelier d’imprimerie de l’Union des Communistes Marxistes-Léninistes de Belgique. « Unité Rouge », l’organe central de l’UC, ainsi que les différents bulletins, brochures et tracts de l’organisation ont ainsi pu voir le jour grâce aux efforts constants, désintéressés et obstinés du camarade Robert.

Robert portait le feu révolutionnaire ; il était plein de la compréhension qui permet de surmonter les difficultés et de trouver le moyen d’être utile aux masses et à la révolution. Dans le cadre de son organisation, il était ainsi partie du combat opiniâtre et juste contre les différentes lignes révisionnistes qui s’étaient développées tant dans les partis maoïstes que dans les organisations de masse de Belgique.

Mais lorsque scissionnisme et liquidationnisme apparurent au sein de l’UCMLB, Robert dut aussi affronter le crève-cœur de la saisie de « son »  imprimerie par les gens d’AMADA-TPO. Il en éprouva une légitime colère car il avait compris que cette accaparation signifiait la fin d’une UCMLB qui avait fini par se tourner en son contraire.

Malgré cette épreuve, il ne deviendra cependant jamais une personne aigrie. Travailleur de l’industrie du livre et du papier, Robert n’a eu de cesse de se revendiquer de la Gauche historique. Ainsi, pour aider les gens dans la souffrance, pour les aider à trouver des points d’appuis positifs ; pour « faire quelque chose », à la fin de sa vie, il se transforme en « professeur » pour dispenser des cours de français et  d’alphabétisation aux primo arrivants dans une commune populaire de l’agglomération bruxelloise.

Robert était de ceux qui avaient compris que l’affrontement avec la société capitaliste doit être total. De l’exploitation dans les usines aux institutions bourgeoises anti-démocratiques, pour lui tout devait être combattu ! Il savait que le prolétariat finira par entrainer l’Humanité et la Biosphère sur la voie de la libération, la voie au communisme ; et que les masses populaires, armées de leur idéologie finiront par engendrer un monde enfin unifié où règnera l’harmonie, où la vie quotidienne prendra tout son sens dans la collectivité et la Biosphère.

Voilà pourquoi, à la fin de sa vie, sur son lit d’hôpital, Robert nous disait : “ma vie ne compte pas, seul compte l’avenir et la révolution ! »

Salut rouge à la mémoire du camarade Robert.

Centre Marxiste-Léniniste-Maoïste de Belgique
10 février 2021


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